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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:02

 

Très chers médecins,

 

Je voudrais, une fois n'est pas coutume vous adresser un message solennel :

 

LA BLOUSE N'EST PAS UN ACCESSOIRE DE MODE !

 

Oui, je sais c'est difficile à supporter pour vous, cela heurte votre sens inné de l’élégance et du style, cela ruine les efforts de semaines entières de shopping effréné. Mais cette blouse qui vous est imposée et dont vous chercher désespérément à minimiser l'impact sur votre silhouette a un but précis : réduire les risques de contamination.

 

Monsieur l'interne, vous qui laissez généralement ouverte votre blouse dans l'espoir qu'elle se transforme en un de ces légendaires cache-poussière de western, votre stéthoscope dépassant légèrement de la poche tenant lieu de revolver, veuillez vous rappeler cet individu malheureusement côtoyé d'un peu trop près dans la cohue habituelle du RER. Il était visiblement victime d'une de ces petites viroses saisonnières et a éternué sur votre belle chemise. Oui, et maintenant constatez que lorsque vous m'auscultez au niveau du cou pour vérifier l'état de ma thyroïde et chercher s'il y a des ganglions suspect, cette même chemise se trouve à proximité immédiate de mon nez... Ce qui ne serait pas le cas si votre blouse était consciencieusement fermée !

 

Madame la jeune praticienne hospitalière, vous qui avez opté pour ne boutonner qu'un bouton symbolique au niveau de la taille, ce qui permet de mettre en valeur votre joli décolleté et aux pans de la blouse de s'écarter lorsque vous marchez d'un pas décidé dans les couloirs, révélant dans ce mouvement cette si jolie mini-jupe qui vous va si bien et que vous avez eu tant de mal à dénicher. Vous vous souviendrez peut-être que votre charmant nourrisson est actuellement victime d'une de ses traditionnelles bronchiolites et que pas plus tard que ce matin pendant votre petit déjeuner il a été victime d'une quinte de toux alors qu'il était sur vos genoux. Votre décolleté est peut-être agréable pour mes yeux mais les miasmes de votre bambin dangereux pour ma santé, alors par pitié, « couvrez ce sein que je ne saurais voir ».

 

En un mot comme en cent : Une blouse doit être boutonnée.

 

Si vous avez trop chaud, faites comme le reste du personnel, enlevez les épaisseurs sous la blouse. Le reste du personnel hospitalier, en particulier les infirmiers et les aides-soignants arrivent parfaitement à respecter cette règle d'hygiène élémentaire. Je ne doute donc pas qu'avec un peu de persévérance vous y arriviez également.

 

Merci d'avance.

 

Bisous.

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:14

 

On pourrait croire que la délivrance des médicaments à l'hôpital est un domaine d'excellence. On pourrait penser que c'est vraiment un des points sur lequel les objectifs de qualité et les procédures sont les plus stricts dans un hôpital, voire LE plus strict juste après les règles d'asepsie pour les soins et les interventions chirurgicales.

 

Dans les faits, la réalité est beaucoup moins rigoureuse.

 

Lors de ma dernière hospitalisation, un beau panneau tout neuf m'informais que je devais remettre au personnel soignant tous les médicaments que j'avais sur moi au moment de la visite d'entrée. Ce panneau expliquait le pourquoi de la chose : il permet de prévenir que le patient ne prenne volontairement ou involontairement des médicaments incompatibles avec ceux prescrits par l'équipe soignante. Je l'ai découvert après deux jours d'hospitalisation dans un moment de désœuvrement et bien entendu, personne ne m'avait demandé de donner mon stock de médicaments...

 

Au contraire, on m'avait bien demandé si j'avais ce dont j'avais besoin et on m'encourageait à prendre mes médicaments tout seul comme un grand en puisant dans mon stock. Et dans les jours qui ont suivi, ça a été le plus grand flou : certains médicaments m'étaient fournis alors qu'on me faisait confiance pour prendre le reste tout seul. Et cela a varié en fonction du temps, ce n'est pas toujours les mêmes que l'on me donnait... C'est donc moi qui m'adaptais et complétais ce qu'on ne m'avais pas fourni mais le personnel ne vérifiait pas systématiquement et une fois j'ai bien failli oublier de prendre mes corticoïdes car je ne sais plus pour quelle raison le petit-déjeuner avait été perturbé. Mes troubles cognitifs ne sont pas trop importants et ne concernent pas la mémoire donc ce n'était pas grave mais je n'ose imaginer ce qui peut se produire avec une personne un peu perturbée ayant des troubles de mémoire et se mélangeant un peu les pinceaux dans toutes ses prescriptions. Si on ajoute en plus le fait qu'à l'hôpital les médicaments ne sont pas forcements exactement les mêmes qu'à la maison – enfin c'est la même molécule mais pas forcément le même laboratoire ou la même forme – ça me semble vraiment dangereux comme principe et il y a un risque non négligeable que certains médicaments soient oubliés ou pris deux fois. On me dira que c'est parce que l'équipe soignante savait qu'elle pouvait me faire confiance. Je ne pense pas que ce soit justifié, j'ai des troubles cognitifs avérés, ils peuvent s’aggraver ou changer de forme brutalement et se mettre à toucher la mémoire d'un coup alors qu'elle était épargnée jusqu'à présent et cela sans que je m'en rende compte. Et ce n'est pas spécifique à mon cas, l'état d'une personne âgée peut s’aggraver brutalement sans qu'on s'en rende compte tout de suite, surtout lorsqu'elle est dans un environnement non familier. De même, de nombreux médicaments peuvent avoir des effets secondaires psychotropes qui ne seront pas détectés immédiatement et peuvent conduire le patient à se tromper dans la prise de ses médicaments.

 

C'est pareil pour les analgésiques, il n'y avait pas de délivrance systématique. En gros il faut demander sinon ils n'y pensent pas. Du coup si on l'oublie, c'est la douleur qui va nous le rappeler mais le temps qu'on obtienne le cachet plus le temps qu'il fasse de l'effet on passe un sale moment. Alors que ça serait pas plus compliqué pour eux de les intégrer au minimum dans leur délivrance bi-quotidienne pour qu'on ait au moins cette dose minimum sans avoir à demander. Sans compter que ça diminuerait un peu leur charge de travail puisque ça réduirait un peu le nombre d'appel.

 

Et puis il y a le problème des prescriptions :

 

Enfin il y a le problème de la sortie en particulier pour les anti-douleurs. Lors de la fausse sortie, alors que j'avais des céphalées importantes, l'interne m'a fait une ordonnance d'analgésiques mais n'a pas demandé qu'on m'en donne immédiatement. Donc j'ai continué à avoir mal jusqu'à ce que soit finalement décidé que je restais hospitalisé, c'est à dire plusieurs heures. Si j'étais sorti, j'aurai continué à avoir mal jusqu'à ce que je trouve une pharmacie d'ouverte. Pareil lors de la vraie sortie : j'avais les douleurs liées au blood-patch et une belle prescription pour des anti-douleurs mais pas de stock de médicament et c'est ma sœur qui est allée me chercher du paracétamol à la pharmacie. Ils pourraient au moins s'assurer qu'on a suffisamment d'analgésiques pour les 12 heures suivantes, surtout quand on vient de loin.

 

Bref, tout ceci manque de rigueur et la mise en place d'une stratégie globale et appliquée plus scrupuleusement serait à mon avis nécessaire.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 15:18

 

La première fois qu'on est hospitalisé, surtout lorsque cela ne dure pas très longtemps, on ne fait pas très attention au personnel. Il faut dire qu'il y a beaucoup de monde qui défile et qu'on a du mal à s'y retrouver, surtout qu'ils portent tous la blouse, ne prennent pas toujours la peine de se présenter et qu'ils changent tout le temps.

 

C'est un tors de ne pas s'intéresser au personnel. Je m'en suis pleinement rendu compte lors de ma dernière hospitalisation.

 

Bien sur, je suis quelqu'un de bien élevé (merci maman), et donc même avant de m'intéresser au personnel j'étais poli : bonjour, au revoir, s'il vous plaît, merci, c'est le minimum et c'est pour moi un réflexe. Mais, bon, il faut bien avouer que les premières fois que j'ai été hospitalisé, la relation c'était un peu : il y a un robot qui est entré dans la chambre pour me faire un soin et eux de leur coté : il y a un bout de viande dans le lit auquel il faut que je fasse un soin.

 

En étant coincé toute une semaine alors que je n'avais prévu que de rester 3 jours, du fait que j'étais bien malgré moi en chambre seul et que j'avais délibérément choisi de ne pas prendre la télé (pour ce qui passe à la télé en journée, franchement!), je me suis bien vite rendu compte qu'il était très utile et beaucoup plus agréable de s'intéresser au personnel et d'essayer de nouer un niveau de relation humaine un peu plus évolué.

 

C'est sûr, ils sont nombreux, essayons de compter :

- Les ASH, ambulancier et brancardier n'ont pas spécialement besoin d'être repérés, les contacts avec eux seront limités et la simple politesse habituelle est suffisante.

- Les aides soignants roulent sur 3 équipes : matin, soir et nuit. Il y a je crois 2 personnes sur les équipes de jour et 1 personne sur l'équipe de nuit soit 5 personnes au total mais il doit y avoir des roulements aussi pour les week-ends (ils ne travaillent pas 7 jours sur 7!), donc probablement au total 7 personnes minimum qui se relaient selon un ordre que je n'ai pas réussi à déterminer. Ils se répartissent les lits ce qui fait que pour une demi-journée c'est quasiment toujours la même personne que vous verrez.

- Les infirmières semblent tourner selon le même principe que les aides-soignants soit 7 personnes également au minimum.

- Il y a un ou deux internes pour la semaine et un interne de garde pour le week-end. L'interne de garde la nuit est différent mais j'espère pour vous que vous n'aurez pas à faire appel à lui. A noter aussi que si l'interne du service était de garde la nuit, c'est un autre interne qui va intervenir dans le service le lendemain, faisant donc une nouvelle tête. Mettons qu'on voit donc en moyenne 3 internes.

- Il y a un ou plusieurs externes. Mettons 2 en moyenne.

- Il y a bien sûr le médecin senior et la surveillante (cadre).

 

Cela fait au total une grosse vingtaine de personnes à repérer. Mais si on restreint un peu et qu'on fait attention, on s'aperçoit que c'est souvent les mêmes têtes qui reviennent et le fait d'avoir repéré les rôles des différents intervenant – en particulier des infirmières et des aide-soignants – en associant la tête à la fonction permet de s'y retrouver en fait assez rapidement. Je vous invite d'ailleurs à lire mon post sur les fonctions de chacun : http://xstoffr.over-blog.com/article-le-role-des-intervenants-a-l-hopital-120228392.html

 

Voici quelques conseils pour rendre les choses plus agréables pour tout le monde :

 

1/ Être aimable. Ce n'est pas réservé au personnel soignant des hôpitaux mais il faut s'en souvenir particulièrement à ce moment. Être hospitalisé n'est pas drôle, il peut même arriver que la douleur prenne le dessus, ce n'est pas une raison pour que le personnel en pâtisse et rester aimable est un minimum.

 

2/ Essayer de leurs simplifier la vie. Leur boulot est difficile, stressant,, fatiguant, la surcharge de travail chronique. Donc tant qu'on est à peu près autonome, autant faire son possible pour faire tout ce qu'on peut pour diminuer leur charge de travail, d'autant que nous, nous avons en général que ça à faire. J'ai déjà mentionné que je faisais moi-même mon lit autant que possible, c'est pas grand-chose mais si la majorité des patients fait de même c'est beaucoup pour eux. Un autre exemple, c'est en général moi qui prends la peine de ramener le flacon d'analyse d'urine jusqu'à l'office. En cherchant bien, il y a quelques petites choses qu'on peut faire pour leur simplifier la vie et c'est en général apprécié.

 

3/ User de la sonnette avec parcimonie. Le fait d'être interrompu dans une tâche est l'un des facteurs de stress maximum et un facteur important de perte d'efficacité (on ne sait plus où on en était après l'interruption). Le fait de sonner n'est pas efficace pour les raisons suivantes :

  • Cela oblige le personnel à venir vous voir alors qu'il peut être à l'autre bout du service – perte de temps et d'énergie – alors qu'il serait plus efficace d'attendre que le quelqu'un vienne dans le coin pour demander lorsque ce n'est pas urgent.

  • Ce n'est pas forcément la bonne personne qui va venir vous répondre, il faudra donc qu'elle transmette l'information (si elle n'a pas autre chose de plus important et urgent à faire).

  • Cela casse les oreilles à tout le monde.

Dans la mesure du possible, j'essaye donc d'éviter de sonner et lorsque je le peux c'est moi qui me déplace ou j'attends que le bon type de personnel passe dans le couloir. C'est en général plus rapide et plus efficace et c'est moins perturbant pour le personnel. Bien entendu, je ne vais pas faire la chasse au personnel partout, je vais juste à l'office et j'attends que quelqu'un soit disponible. Du coup, ça permet de s'adresser directement à la bonne personne et à un moment où elle est à peu près disponible.

 

Cela a un autre avantage très notable, c'est que le personnel repère assez rapidement comment vous vous comportez et si vous sonnez pour un oui ou pour un non, vous allez très rapidement atterrir très bas dans leur liste de priorité. Alors que s'ils savent que vous vous débrouillez en général tout seul et que vous évitez de sonner, lorsque vous le faites ils savent que c'est pas pour rien et feront leur possible pour répondre rapidement.

 

4/ Soyez patients. Vous vous ennuyer, vous n'avez que ça à faire que de penser à votre demande X mais le personnel gère plusieurs chambres en parallèle et s'il n'a pas traité votre demande immédiatement c'est uniquement parce qu'il avait des choses plus importantes et urgentes à faire pour d'autres malades. Ne vous inquiétez pas, en générale votre demande sera traitée. Il peut arriver qu'elle soit oubliée dans le flot de toutes les demandes urgentes à gérer. Restez calme et poli, redemandez gentiment, de préférence à la même personne et elle sera traitée. N'oubliez pas que le personnel peut avoir de bonnes raisons de ne pas s'occuper de vous en particulier une urgence vitale dans une autre chambre !

 

5/ Tenez compte de ce qu'ils sont en train de faire. En général le personnel est concentré sur sa tâche, en particulier les infirmières lors des soins. De plus ils sont concentrés sur la liste des tâches en attentes : renouveler la perf du 3, faire le pansement du 8... Ils ne vous écoutent que d'une oreille et c'est très bien comme ça, vous ne voulez pas qu'ils fassent une erreur d'asepsie juste pour rendre la conversation plus agréable. En particulier, si vous arrivez à faire un peu d'humour, vous aurez quasi systématiquement besoin de répéter un trait d'humour un peu fin. Ce n'est pas que le personnel manque de finesse c'est simplement qu'écouter d'une oreille est suffisant pour soutenir une conversation banale sur la pluie et le beau temps mais n'est en général pas suffisant pour saisir toute la finesse d'un trait d'humour. Vous pourrez donc souvent observer une sorte de bug : la personne réalise que ce que vous dites n'est pas normal mais ne saisit pas tout et vous demande de répéter. Cela casse un peu l'effet de l'humour mais en général le personnel apprécie tout de même.

 

6/ User et abuser de l'humour. Tout le monde aime rire ou sourire et un trait d'esprit est toujours le bienvenu. On s'ennuie beaucoup à l'hôpital, cela laisse pas mal de temps pour essayer d'être créatif et de trouver des mots d'esprit. Bon, faut trouver le bon dosage et ne pas être lourd mais c'est possible. Une bonne technique est de transposer un univers différent : par exemple lors du changement de chambre j'ai plaisanté avec l'aide-soignant qui m'installait en demandant où se trouvait la limite de propriété entre les deux lits, si on était en indivision sur l'unique fauteuil situé entre les deux etc. Le fait d'amener l'univers et le vocabulaire de l'immobilier dans la chambre d'hôpital a créé un effet surprenant et drôle.

 

7/ Essayer d'individualiser les échanges et d'avoir des blagues récurrentes pour chaque personne. Bon c'est pas évident, il faut pas être lourd non plus, mais quand on y arrive c'est vraiment top. Le truc c'est de trouver un petit truc un peu drôle à dire et la fois suivante de faire une piqûre de rappel avec le même intervenant. Cela montre à la personne que vous l'avez repéré, que vous vous souvenez du dernier échange avec elle et que vous avez apprécié le contact puisque vous essayez de le faire perdurer. Quelques exemples :

  • Avec un aide-soignant qui prend les constantes le matin, j'avais mis en place un petit rituel de parier sur les valeurs des constantes. Un pari sans enjeu mais c'est tout de même plus agréable que d'attendre bêtement que la mesure se passe. J'avais l'avantage de connaître un peu mes mesures habituelles mais il avait l'avantage de pouvoir parier sur les mesures les plus courantes.

  • Avec une aide-soignante qui m'avais pris la température à 37,7 j'avais discuté quelques secondes sur le fait que ce soit de la fièvre ou pas pour conclure que ma mère m'aurait envoyé à l'école quand même. Du coup la fois suivante quand elle arrive pour prendre la température, je lui demande si je vais pouvoir aller à l'école.

  • Une fois j'avais un peu de tachycardie alors que je téléphonais, j'avais plaisanté : « c'est beau quand même, après 12 ans de mariage, mon cœur s'affole encore quand j'ai ma femme au téléphone ». Du coup la fois suivante : « C'est bon, vous pouvez y aller je n'ai pas ma femme au téléphone ».

 

En général la personne va mettre un peu de temps à réagir car il faut qu'elle se remémore la conversation précédente mais si votre humour leur plaît, ils apprécient et chercheront eux aussi à faire un trait d'esprit en retour et la fois suivante ils auront le sourire rien qu'à venir dans votre chambre.

 

8/ Surtout ne pas draguer ou flirter avec le personnel. Ce sont des professionnels qui travaillent, ils n'ont pas à subir de harcèlement. Il faut donc être vigilant sur l'humour que l'on emploie.

 

9/ Ne pas oublier qu'il y a une relève où le personnel se réunit pour parler des malades.

 

10/ User et abuser de son sourire. Cela ne coûte rien et améliore la vie de tout le monde.

 

11/ Ne pas hésiter à faire des compliments lorsqu'un geste technique est bien réalisé. J'ai en particulier une admiration pour la manière dont les infirmières arrivent à mettre et enlever les autocollants qui protègent les perfs avec des gants !

 

12/ Être indulgent pour le personnel débutant. L'inconvénient des CHU, c'est qu'il y a du personnel en formation. Il faut bien apprendre et le seul moyen c'est de le faire sur des vrai malades, donc sur nous. Soyons indulgent, cela fait parti du jeu et c'est la contrepartie du fait d'avoir accès à des médecins à la pointe de leur discipline.

 

Moyennant quelques efforts, on peut donc améliorer grandement la qualité des échanges humains et j'ai pu constater que c'était vraiment apprécié lorsque un ou deux membres du personnel m'ont dit au revoir en quittant leur service. Et quant à moi, je crois que j'ai vraiment tiré le meilleur profit de cette expérience humaine et ne regrette pas du tout de ne pas avoir pris la télé.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:52

 

Lorsque l'on est hospitalisé, on voit beaucoup de monde défiler et il n'est pas facile au début de s'y retrouver. Alors petit tour des intervenants et comment s'y reconnaître. Le tout sauf erreur ou omission de ma part, tout cela est essentiellement déduit de mes observations et réflexions – si vous voyez une erreur, dites-le moi, je corrigerai.

 

Les ASH : Pour Agents de Service Hospitalier. Leur rôle principal d'après ce que j'ai compris c'est de faire le ménage, une fois par jour dans votre chambre. Un coup de serpillière sur le sol, un petit rafraîchissement de la salle de bain et le vidage des poubelles. C'est un rôle très important, car l'hygiène est primordiale à l’hôpital pour prévenir la propagation des maladies nosocomiales. J'ai l'impression que cette tâche est maintenant souvent sous-traitée à une société extérieure et que le personnel est souvent d'origine étrangère, parlant parfois mal le Français. C'est la raison pour laquelle parfois vous n'aurez pas beaucoup de réponses à vos tentatives de politesses. Pas la peine d'essayer de parler d'un problème médical ou logistique avec eux, tout ce qu'ils pourront faire c'est de vous dire de sonner pour appeler un aide-soignant.

 

Les Brancardiers et Ambulanciers : Leur rôle est d'assurer le transfert des malades d'un service à un autre, en particulier pour les examens (ou des consultations). Nos hôpitaux modernes sont devenus parfois de vraies villes et les décideurs ont le chic pour aller planquer les services de radiologies dans des recoins obscurs des sous-sols. Il est donc souvent indispensable qu'un brancardier vous accompagne pour éviter que vous vous perdiez même en l'absence de troubles neurologiques et si vous êtes parfaitement capable de marcher. Dans les grands hôpitaux il est souvent nécessaire d'avoir un véhicule pour aller à un bâtiment éloigné. Lorsque l'on est alité (par exemple, au hasard, à cause d'un syndrome post-ponction lombaire) l'interne (s'il a deux doigts de jugeote) pourra faire appel aux ambulanciers qui sont eux équipés d'un véhicule équipé d'une civière qui, moyennant des transferts où vous jouez le rôle de sac de patate, vous permettront de voyager allongé et ce même si le bâtiment n'est pas très éloigné. Là encore, même s'ils sont souvent sympas, ces personnels sont totalement ignorants de votre pathologie et c'est donc pas la peine d'essayer de discuter avec eux d'autre chose que la pluie et le beau temps. Pour eux, vous êtes essentiellement un colis qu'il faut livrer en temps et en heure pour ne pas perturber le déroulement des examens. A noter, apparemment dans l’hôpital parisien où je suis suivi à Paris, il y a une sorte de règle qui veut que l'ambulancier qui vous amène à un examen soit responsable de vous ramener à bon port après celui-ci, ça doit éviter de perdre des patients ce qui fait toujours désordre. Les brancardiers et ambulancier ont pour fonction supplémentaire de porter votre volumineux dossier médical, car rappelons-le notre système de santé ne s'est pas encore aperçu que nous sommes au XXIème siècle.

 

Les Aide-soignants : Les aides soignants sont extrêmement importants. C'est eux qui gèrent l'essentiel de la logistique en particulier :

  • Tout ce qui concerne les repas : la commande des repas (lorsque vous avez le choix des plats), les restrictions alimentaires qu'elles soient d'origine médicales (sans sel, sans sucre) ou culturelles. C'est avec eux qu'il faut voir pour vous mettre un repas de coté si vous risquez de ne pas être là au moment de la distribution, que vous soyez en examen ou en permission. C'est aussi avec eux qu'il faut voir si vous avez loupé le repas et que vous avez faim. Ils ont en général quelques réserves qu'ils pourront vous donner pour patienter en attendant le repas suivant, au minimum quelques biscottes.

  • Tout ce qui concerne le lit : c'est eux qui vont refaire votre lit si vous n'êtes pas en état de le faire vous-même (moi, sauf en cas de syndrome post-ponction lombaire je le fais moi-même, ce n'est pas grand-chose pour moi, ça occupe et c'est autant de boulot en moins pour le personnel).

  • C'est eux qui préparent la chambre entre deux patients : désinfection, changement des draps, vérification que tout est en ordre.

  • C'est eux qui gèrent les transferts de chambre lorsque c'est nécessaire.

  • C'est eux également qui vont assister les personnes en perte d'autonomie : aide à la nutrition et aide à la toilette.

  • Ils se sont vu (récemment?) déléguer la prise des constantes matin et soir : tension, rythme cardiaque et température.

  • C'est le plus souvent eux qui répondent lorsque vous sonnez en journée et si nécessaire, ils vont transmettre aux infirmiers ou aux médecins.

Les infirmiers : Les infirmiers ont plusieurs rôles :

  • La délivrance des médicaments – comprimés matin, midi et soir, selon les prescriptions des médecins.

  • La réalisation des prises de sang toujours selon les prescriptions des médecins.

  • La réalisation de tout ce qui est pansements, bandages et nettoyage de plaies.

  • La gestion des perfusions, quelque soit leur contenu : mise en place des voies, gestion des débits, renouvellement des poches lorsque la perfusion est finie et cela de jour comme de nuit.

  • C'est eux qui gèrent principalement la douleur puisque c'est lié à la délivrance des médicaments et là encore en lien avec les médecins et là encore, de jour comme de nuit.

  • Ils assistent les chirurgiens et les anesthésistes au bloc et en salle de réveil mais ça, en principe, vous n'êtes pas assez conscient pour vous en rendre compte ou trop stressé (en cas d'anesthésie locale) pour chercher à comprendre le rôle de chacun.

 

La surveillante : alias « cadre ». Il est à noter que c'est parfois (souvent?) une infirmière qui tiens ce rôle, que ce soit parce que le poste est vacant, parce que le titulaire est en congés ou en arrêt maladie. Elle (plus rarement, il) n'est pas toujours facile à identifier car il est rare qu'elle se présente en tant que telle et ce n'est pas indiqué sur les blouses. C'est en général une ancienne infirmière qui a suivi une formation spécifique. C'est la personne qui a la responsabilité administrative du service en particulier :

  • La gestion des approvisionnements (matériels, consommables...)

  • La gestion du personnel (congés, horaires).

  • La gestion des lits : entrées, sorties, liens avec les services administratifs de l'hôpital

  • Parfois l'organisation des soins de suite prescrit par le médecin et l'organisation du transfert vers un autre service ou établissement.

  • La gestion du dossier de soin et en particulier son initialisation avec tous les renseignements administratifs : personnes à prévenir, situation de famille, traitements en cours...

 

Les externes : Les externes sont des étudiants en médecine, des stagiaires quoi. Ils sont là pour apprendre leur futur métier. Ils ont déjà subi 3 ans d'étude théorique et l'externat dure 3 ans. Ils sont néanmoins rémunérés par l'hôpital mais n'ont pas le droit de prescrire. Ils alternent l'apprentissage de la pratique dans les services avec des cours. On peut faire plusieurs distinctions :

  • Les externes étranger. Ils sont facilement repérables car ils sont généralement quasi muets.

  • Les externes en début de cursus : Ils sont également facilement repérables car ils suivent l'interne (ou le cas échéant le médecin senior) comme son ombre et acquiescent à tout ce qu'il dit. Ils arborent quelque fois leur stéthoscope de manière apparente pour bien montrer à tout le monde qu'ils appartiennent à la catégorie des médecins. En général ils ne font pas grand chose à part répondre aux questions des internes / seniors. Vous reconnaîtrez un externe débutant au fait qu'il hésite à vous toucher pour l'auscultation.

  • Les externes en fin de cursus sont plus difficiles à distinguer des internes. L'interne peut en effet leur faire effectuer de nombreuses tâches : auscultation, interrogatoire clinique, électrocardiogramme, ponction lombaire. En général, l'auscultation et l'interrogatoire seront vérifiés par l'interne pour être sûr que l'externe n'est pas passé à coté de quelque chose d'important. Ma dernière ponction-lombaire a été effectuée par une externe en fin de formation qui montrait comment faire à une autre externe en début de formation !

L'avantage des externes c'est qu'ils ont plus de disponibilité que les internes et donc ont éventuellement plus de temps pour discuter avec vous si vous avez des questions. Un autre avantage est que s'ils ne savent pas répondre ils l'avoueront plus facilement et iront se renseigner auprès des internes/senior si votre question est pertinente. De plus, dans ce cas, si l'interne lui-même ne sait pas, il hésitera plus à noyer le poisson face à un externe (qui potentiellement peut aller chercher la bonne réponse dans ses bouquins ou auprès d'une personne plus compétente, voire dans les publications scientifiques) que face à un patient. N'hésitez pas donc si vous avez un externe qui vient vous voir seul à lui poser un max de questions.

 

Les internes : Les internes sont de vrais médecins. Ils ont au minimum 6 ans d'études de médecine derrière eux et ont le droit de prescrire. Dans certaines conditions (validation d'un nombre de semestre, licence spécifique), ils peuvent effectuer des remplacements de manière autonomes. Ce sont des salariés des hôpitaux. Il y a, d'après ce que j'ai compris deux type d'internes : Les internes dans une spécialité, ce sont les futurs spécialistes (comme les cardiologues, les pneumologues, les neurologues et beaucoup d'autres -ogues et -istes). Leur internat est souvent plus long (jusqu'à 5 ans pour certaines spécialités contre 3 ans pour les généralistes), ils vont faire l'essentiel de (tout ?) leur internat dans des services en lien avec leur spécialité et d'après ce que j'ai compris en général dans des CHU (hôpitaux universitaires). Les futurs généralistes ont des stages plus variés dont certains peuvent être en cabinets libéraux. C'est eux aussi qu'on retrouve généralement dans les hôpitaux qui ne sont pas des CHU même dans les services spécialisés. Ainsi, on va trouver des internes de médecine générale dans un service de cardiologie d'un hôpital de province, alors que dans un CHU on trouvera surtout (toujours?) des internes de spécialité donc de futurs cardiologues. D'où l’intérêt d'être suivi en CHU : on maximise les chances que l'interne ait une expérience plus approfondie de la pathologie du service.

Les internes sont supervisés par les médecins seniors mais ont dans la pratique pas mal de latitude de décision car c'est souvent le seul médecin disponible pour prendre une décision en urgence, en particulier pendant les week-ends et les nuits (les gardes). En cas de doute, ils ont toujours la possibilité d'en référer à un médecin senior mais ils le feront avec parcimonie car réveiller un médecin en pleine nuit ou le déranger pendant son week-end ou une consultation n'est jamais agréable.

Son rôle est multiple mais d'après ce que j'ai observé va inclure :

  • La consultation d'entrée : auscultation, interrogatoire (dont il peut déléguer une partie à un externe en fin de formation mais dans ce cas il s'assurera que rien n'a été oublié).

  • La prescription des médicaments, conformément à la stratégie définie par le médecin senior. Mais c'est lui qui décide de la tactique et c'est souvent lui qui va prendre les décisions sur les traitements annexe (vitamine, gestion de la douleur, traitement palliatif ou préventif des effets secondaires d'un autre traitement).

  • C'est lui qui organise les examens avec la surveillante et plus généralement coordonne tout ce qui a un aspect médical.

  • Il réalise un certains nombres d'actes : ce sont le plus souvent des internes qui ont réalisé mes ponctions lombaires. C'est un interne qui a réalisé mon blood patch et c'est parfois des internes qui vont opérer au bloc, sous la supervision d'un senior.

  • C'est le plus souvent l'interne qui effectue la visite de sortie, là où on vous informe des éventuels changements de traitement, des résultats d'examen et de la suite des opérations après la sortie. Cela peut d'ailleurs être problématique car si vous n'êtes pas d'accord, l'interne a peu de marges de manœuvre par rapport aux instructions données par le médecin senior. Si c'est lui qui fait la visite de sortie c'est essentiellement parce que le médecin senior n'est pas disponible à ce moment-là (il sera souvent en consultation ou au bloc opératoire) et qu'il serait coûteux de bloquer un lit pour vous permettre d'attendre qu'il soit disponible... Mais dans certains services de certains hôpitaux c'est encore ce qui se passe : la sortie est décalée pour permettre la visite du médecin senior.

 

Le médecin senior :

  • Il y a souvent plusieurs médecins seniors qui se partagent les patients d'un même service.

  • C'est lui qui a la responsabilité du patient.

  • Il assure la supervision des internes.

  • Il définit la stratégie thérapeutique et les examens à réaliser.

  • Il décide de la sortie et des éventuels soins de suite.

  • Il fait le « tour » : la visite des malades tous les deux jours avec les internes et externes pour faire le point sur l'avancement des travaux et l'état de délabrement de l'édifice. Si vous êtes un squatteur dans un autre service, il pourra effectuer la visite tout seul en dehors du tour et on vous épargnera le « tour » officiel.

  • Il effectue quelque fois la visite de sortie.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 20:57

 

C'est assez paradoxal mais l'hôpital est un des lieux les plus bruyants que je connaisse. Le bruit est pénible quand on est malade, parce que l'on est fatigué et parce qu'on peut avoir des pathologies qui rendent sensible au bruit (les céphalées!).

 

En particulier cet fois-ci j'ai particulièrement été gêné par :

 

  • Le bruit des chariots divers qui roulent dans le couloir (et vous servent en particulier de réveil le matin) : repas, médicaments, appareil de prise des constantes (tension),

  • Porte de ma première chambre qui grinçait affreusement – il va falloir que je rajoute une bombe de W40 et un pied de biche à ma liste des choses à emporter pour les hospitalisations.

  • Hélicoptère atterrissant sur le toit du bâtiment d'à côté.

  • Crèche des enfants du personnel juste sous mes fenêtres (heureusement fermée le week-end et pendant les vacances, je n'y ai donc eu droit que les trois premiers jours).

  • Système pneumatique de délivrance des médicaments – situé juste à côté de ma première chambre et particulièrement bruyant, j'ai mis deux jours à comprendre d'où venait ce bruit bizarre.

  • Sirène des smur et ambulances arrivant aux urgences.

  • Téléphone qui sonne dans le vide... Visiblement, la technologie du répondeur téléphonique n'est pas encore arrivé jusqu'aux services hospitaliers.

  • Sonnerie d'appel des autres chambres, bizarrement quand c'est vous qui appelez, ça vous dérange beaucoup moins.

  • Portes qui claquent à cause des courants d'air l'été, car les chambres ne sont bien sûr pas climatisées et le seul moyen de rafraîchir les chambre est de faire courant d'air. On pourra au passage s'interroger sur les priorités de notre société où la plupart des centres commerciaux sont climatisés mais quasiment aucun hôpital.

  • Personnel qui s'interpelle dans les couloirs.

  • Travaux dans ou à proximité de l’hôpital, en particulier ces merveilleuses alarmes de recul qui équipent tous les engins de chantier et sont conçues pour être audible même dans les chantiers les plus bruyants. Je peux confirmer qu'elles sont très efficaces et qu'on les entend très bien et de très loin.

 

J'ai d'ailleurs constaté que les panneaux demandant aux automobilistes de s’abstenir de klaxonner avaient été retirés du code de la route... Alors finalement, le bruit à l'hôpital, ce n'est peut-être pas si important... à quand une boite de nuit en plein air au milieu d'un CHU, au moins ça mettrait de l'ambiance ?

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:58

Lors de la dernière consultation avec LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose (voir ici), il avait été convenu que je devais être hospitalisé en juin pour un nouveau bilan et en particulier une consultation avec un neurologue dont elle m’avait indiqué que les délais étaient assez long. Elle m’avait confirmé que je n’avais rien à faire et que c’est l’hôpital qui me contacterait pour programmer l’hospitalisation. Je m’attendais donc à recevoir un coup de fil fin mai pour programmer la chose.

 

Fin mai, rien !

 

Je ne m’inquiète pas trop en me disant que c’est les délais pour la consultation de neurologie qui ont été un peu plus long et que ça va être mi-juin.

 

Mi-juin, toujours rien.

 

Comme mon état s’est aggravé à ce moment là, ma femme a commencé à s’inquiéter et a profité d’une période de RTT pour téléphoner à l’hôpital. La secrétaire de LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose a indiqué qu’elle avait bien transmis la demande au service chargé de programmer les hospitalisations et lui a donné les coordonnées de la personne en question, tout en précisant qu’elle était en vacance et qu’il serait difficile d’obtenir une information pendant ce temps. Ma femme a donc passé un temps non négligeable à essayer les trois numéros indiqués par la secrétaire, sans succès. Elle a fini par contacter directement le service qui a répondu qu’ils nous recontacteraient… pour finalement me laisser un message sur mon portable indiquant l’un des trois numéros déjà essayés précédemment et de rappeler le lundi suivant ! Donc quand cette personne est absente il est impossible d’avoir une information sur la programmation d’une hospitalisation ! Quelle belle efficacité !

 

Le lundi suivant, j’ai donc rappelé la personne en question qui m’a expliqué que sa collègue qui normalement devait traiter ces demandes avait eu un grave accident et que du coup c’est elle qui devait reprendre ces demandes en plus de son travail normal et que oui j’allais être hospitalisé prochainement (on était déjà le 24 juin). Elle indique que le problème c’est surtout les tests neuropsychiques qui doivent être programmés à l’avance. Je lui rappel que la demande date du 15 janvier. Elle répond alors qu’elle va essayer de s’arranger pour me les faire passer en dehors de l’hôpital pour que ce soit plus rapide.

 

J’attends donc son appel… Rien ne vient.

 

Je commence à m’inquiéter, surtout que je n’allais vraiment pas bien. Je commence à envisager de demander une consultation à défaut d’hospitalisation, voire à organiser une consultation dans le privé avec LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose pour que ce soit plus rapide s’il y a des délais.

 

Le jeudi, j’arrive enfin péniblement à envoyer un mail à LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose donnant de nouvelles, indiquant que je n’allais pas bien et indiquant que l’hospitalisation était reportée sine-die… Pas de réponse.

 

Le lundi, je réessaye d’appeler la personne irresponsable des hospitalisations : ça ne répond pas ! Je rappel tout de suite la secrétaire de LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose qui ne me laisse même finir mes explications (je voulais demander d’envisager une consultation, demander si le mail avait été lu…) et me met directement en communication avec la responsable des hospitalisations. Là elle m’explique que le problème c’est la consultation de neurologie ! (oui je m’en doutais). Je commence à lui expliquer que c’est un problème si l’hospitalisation est reportée à beaucoup plus tard, elle me laisse même pas finir pour commencer à s’énerver que ce n’est pas de sa faute, que la collègue a eu un accident, qu’elle fait son travail comme il faut etc. Je lui réponds que c’est pas le problème, que je ne doute pas de la façon dont elle fait son travail mais qu’en attendant moi je ne vais pas bien et que si l’hospitalisation doit être décalée il faut que je prévoie une consultation avec LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose. Et là tout à changé, elle a tout de suite dit que si je n’allais pas bien elle allait m’hospitaliser très rapidement sans attendre la disponibilité du neurologue et qu’on ne ferait alors qu’une partie de ce qui était prévu. Je lui demande alors si ce n’est pas plutôt au médecin à prendre ce genre de décision plutôt qu’à moi. Elle réplique que pas du tout que c’est à moi de décider et me propose une hospitalisation 10 jours plus tard !

 

En conclusion :

  • Ma demande d’hospitalisation était tombée dans une sorte de trou noir administratif du fait qu’une personne a eu un accident et si on ne s’était pas manifestés ma femme et moi, je serais toujours à attendre une hospitalisation.
  • Visiblement quand un médecin demande une hospitalisation, il n’est prévu aucun mécanisme pour vérifier que cette demande est bien prise en compte.
  • La consultation avec le neurologue va probablement être décalée de plusieurs mois.
  • Visiblement le personnel administratif avait une trouille bleu que le problème soit signalé au médecin… Mais je ne comprend vraiment pas cette stratégie car quand je serais hospitalisé, il va forcément se rendre compte qu’une partie des examens qu’il a demandé ne peuvent pas être réalisés.
  • Il me semble totalement aberrant que ce soit au patient à devoir se débrouiller avec les services administratifs pour essayer de résoudre le problème au prix d’efforts non négligeables. Heureusement que ma femme était là pour m’aider.
  • Quel manque d’efficacité criant ! Dans une entreprise ça fait longtemps que ce genre de processus aurait été automatisé et informatisé : Une application informatique permettrait au médecin de programmer l’hospitalisation lorsqu’il a le patient en face de lui (c’est quand même pas compliqué de synchroniser 4 ou 5 examens, il suffit de prendre celui qui a le délai d’attente le plus long) ce qui permettrait de s’assurer directement de la disponibilité du patient, avoir un retour immédiat et éviter tout disfonctionnement si jamais un papier se perd ou si une personne chargée de le traiter a un accident.
  • Il est totalement aberrant que l’absence même non programmée d’une personne puisse désorganiser à ce point un service qu’une hospitalisation programmée 5 mois à l’avance ne puisse pas se dérouler comme prévu. Et le coût est non négligeable : il est probable que je vais devoir me déplacer deux fois sur Paris au lieu d’une et il est possible que cela prolonge ma maladie de plusieurs mois si la consultation de neurologie s’avère utile et est décalée de plusieurs mois ce qui est fort à craindre.

 

Bon, en attendant, je vais à Paris la semaine prochaine, j’espère que ça permettra un changement de traitement efficace, car là c’est vraiment pas top.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:03

Lorsque l’on est hospitalisé loin de chez soi, il faut mieux prévoir à l’avance quelques affaires, surtout que les hôpitaux ne fournissent pas tous les mêmes fournitures.

Voici donc ma checklist avant hospitalisation :

Formalités à faire avant le départ :

Billet de train – uniquement l’aller car on ne sait jamais quand on va sortir.

Prise en charge mutuelle. C’est pour les frais de séjour, il faut que la mutuelle envoie un fax à l’hôpital disant qu’ils prennent en charge les frais de séjour, ça évite d’avoir à faire l’avance des frais et le faire à l’avance permet d’éviter d’écouter le disque d’attente de la mutuelle pendant des plombes. En plus ma mutuelle a mis en place un formulaire internet pour faire la demande en ligne, c’est beaucoup plus pratique que par téléphone.

Au niveau de la valise il faut prévoir :

Des pantoufles ! Je me suis fait sermonner par une infirmière parce que je n’en avais pas lors de ma première hospitalisation, elle m’a dit qu’il fallait vraiment éviter de se promener pieds nus dans un hôpital à cause des risques d’infection nosocomiales.

Serviettes de toilette, gant de toilette, savon, shampoing. L’hôpital, ce n’est pas un hôtel, rien de tout cela ne vous sera fournit, il faut donc le prévoir à l’avance en plus bien sûr de la trousse de toilette habituelle.

Pyjama. A moins que vous ne soyez un fan des chemises de nuit d’hôpital, vous savez ces trucs affreux ouverts dans le dos qui fait que vous montrez vos fesses à tout le monde et qui énerve tellement jaddo : http://www.jaddo.fr/2012/08/01/et-mon-cul-cest-du-poulet/ , il faut mieux prévoir son propre linge de nuit !

Linge de rechange. Là ça devient plus délicat vu qu’on ne sait pas à l’avance pour combien de jours on en a, moi je demande une estimation de la durée lorsque l’hôpital appelle pour programmer l’hospitalisation et je prévois large. Sinon bien sûr, il y aura toujours la possibilité de rester en chemise de nuit d’hôpital…

Casque et rallonge de casque pour la tv. C’est le top si vous voulez regarder la télé sans embêter votre voisin de chambre… car il n’est jamais assuré que vous puissiez avoir une chambre seule. Moi perso, la télé c’est pas trop mon truc mais j’apprécie quand mon voisin a prévu le casque et la rallonge.

Bouchons d’oreille pour dormir. Pour le cas où votre voisin veux regarder la télé et qu’il n’a pas prévu casque et rallonge… ou qu’il ronfle !

Baladeur mp3. Idem mais quand vous ne voulez pas dormir, ou pour pouvoir montrer (de façon il est vrai pas très civile) à un voisin souffrant d’incontinence verbale que vraiment vous ne voulez pas discuter. C’est aussi pratique pour se relaxer pendant les ponctions lombaires et s’occuper à écouter des podcasts pendant les temps morts.

Lecture. Il ne fait pas croire qu’on va vous occuper à plein temps à l’hopital. En fait il y a beaucoup plus de temps morts que de temps occupé, il faut donc prévoir une occupation. Moi c’est essentiellement podcasts et lectures mais je sais que magazines et jeux (mots croisés, suddoku, mots fléchés…) sont aussi populaires.

Voilà, ça c’est le minimum vital, après j’ai vu des habitués qui prévoyaient en plus :

Un oreiller. C’est vrai que ceux de l’hôpital ne sont pas toujours top. Moi la dernière fois j’aurai bien aimé apporter mon propre matelas, mais c’était un peu juste pour le faire tenir dans la valise !

Du sirop. A l’hôpital c’est eau du robinet pour tout le monde, alors pour ceux qui n’aiment pas l’eau du robinet, un peu de sirop ça peut aider.

Du sel. Les plats ne sont pas très salés même si vous n’avez pas un régime sans sel, alors si vous avez l’habitude de manger très salé, mieux vaux prévoir votre propre salière car on ne vous en fournira pas forcément.

Des gâteaux, pains au lait… pour compléter des repas dont, comment dire, la qualité est assez aléatoire. On peut aussi penser à amener des sauces et condiments pour aider à faire passer. Personnellement je me contente des repas servis mais j’ai eu beaucoup de colocataires qui prévoyaient des gâteaux en plus des repas.

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