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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 18:10

Comme indiqué dans un article précédent, j’ai voulu mesurer de manière objective la durée de mon sommeil et des éventuelles insomnies. J’avais pour cela fait l’acquisition d’une montre sleeptracker dont j’étais un peu déçu. Effacement des données lors de la modification des réglages au cours de la nuit – pas très pratique quand on a une insomnie et qu’on veut décaler l’heure de réveil, modification intempestive du mode de réveil conduisant parfois à l’annulation de la fonction réveil, données fournies sur le site d’analyse pas très précises… Mes griefs étaient nombreux. Comme un lecteur m’a demandé ce que j’en pensais finalement, je vais donner la suite de l’histoire.

J’ai donc envoyé un mail à la société qui importe l’objet en France et j’ai eu une réponse très rapide et très pro : deux mails successifs et très rapides pour essayer de répondre à mes problèmes, dont un proposant une prolongation de la durée de rétractation puis un appel téléphonique pour discuter des problèmes en direct. J’ai rarement vu un SAV aussi performant et ça tranche avec certaines autres pratiques.

Compte tenu de ces éléments et du fait que le fitbit concurrent bénéficiait d’une réduction sur amazon, j’ai acheté le fitbit en me disant que s’il me convenait mieux, je renverrai le sleeptracker. J’ai donc pu essayer les deux en parallèle et voici ce que cela donne.

Tout d’abord au niveau du WAF très cher au cœur de ma sœur ;-), (le WAF étant le Woman Acceptance Factor), le fitbit a un très net avantage. La montre sleeptracker est en effet un peu grosse et pas très confortable… Le fitbit par contre est livré avec un bracelet en tissu dans lequel on glisse l’appareil de mesure qui est beaucoup moins dérangeant et beaucoup plus confortable pour dormir.

Ensuite au niveau pratique, le fitbit est doté d’une liaison sans-fil pour l’ordinateur : pas besoin de brancher l’appareil avec un câble comme dans le cas du sleeptracker. On branche une antenne sur l’ordinateur, antenne qui sert également de point de recharge à l’appareil et il suffit alors de passer à proximité avec l’appareil quand l’ordinateur est allumé pour que les données soient automatiquement transférées.

Au niveau de l’utilisation, il suffit d’appuyer sur le bouton quand on se couche et de réappuyer en se levant pour déclencher et arrêter l’enregistrement. C’est très simple et spécifique à la mesure de sommeil, pas besoin de programmer l’heure d’endormissement à l’avance comme pour le sleeptracker et ce n’est pas lié à une fonction réveil.

Au niveau des données c’est beaucoup plus précis que pour le sleeptracker, à priori toutes les minutes même si l’interface de consultation sur le site internet n’est pas très pratique ni précise.

A priori ça semblait donc beaucoup mieux que le sleeptracker : plus confortable, plus pratique à utiliser, plus précis au niveau de l’enregistrement des données… Sauf qu’il y a un gros inconvénient, un inconvénient rédhibitoire en ce qui me concerne : la sensibilité du système. Je ne sais pas si c’est que leur capteur est moins sensible que celui du sleeptraker ou si c’est leur méthode d’enregistrement qui filtre les mouvements trop faibles, toujours est-il que j’ai eu une grosse insomnie une nuit où j’avais mis les deux systèmes pour pouvoir comparer et si le sleeptracker a parfaitement détecté l’insomnie même lorsque je ne me suis pas levé, le fitbit n’a détecté que le moment où je me suis levé. J’ai ressayé plusieurs fois et cela s’est confirmé plusieurs fois : si on reste couché dans le lit le fitbit, n’est pas assez sensible pour enregistrer l’insomnie alors que le sleeptracker y arrive.

Donc au final j’ai gardé le sleeptracker. Au niveau des inconvénients indiqués précédemment j’ai trouvé en parti des moyens de contournements (avec l’aide du SAV) :

J’utilise un deuxième logiciel développé et recommandé par le distributeur européen. Il permet de télécharger les données brutes et c’est ça que j’utilise finalement en faisant l’analyse moi-même. C’est plus précis que ce qui est affiché sur le site du constructeur et moins sujet à caution car quand on compare les données brutes et l’interprétation qui est fournie en ligne, on se demande vraiment quel est le sérieux de cette interprétation.

Pour l’heure de coucher qu’il faut prévoir à l’avance, en fait je met une heure de déclenchement très tôt, avant de me coucher et je met la montre au moment où je me couche. Du coup dans l’interprétation des données, je n’utilise pas l’heure de coucher mais l’heure du premier enregistrement. Comme ça je suis sûr d’avoir une mesure relativement précise de l’heure d’endormissement (et pas à une demi-heure près comme avec la méthode qu’ils recommandent dans le mode d’emploi).

Lorsque je ne souhaite pas être réveillé à une heure précise (le week-end par exemple), je met l’heure de réveil à une heure très tard pour avoir quand même l’enregistrement, j’enlève la montre en me levant et j’utilise le dernier enregistrement comme heure de réveil. Le seul inconvénient c’est que cela oblige à régler l’heure de réveil deux fois par semaine.

Au niveau du fait que le réveil se désactive au cours de la nuit : Le SAV m’a indiqué que j’étais le seul à qui ce soit arrivé. Du coup on a regardé un peu plus et on est arrivé à la conclusion que c’était probablement lié au fait qu’en appuyant en même temps sur les deux boutons du haut cela pouvait effectivement modifier le réglage. Comme il m’arrive souvent de dormir avec la main sous l’oreiller, c’est peut-être pour ça que ça a activé la modification du réglage involontairement. Toujours est-il qu’à partir de ce moment j’ai essayé de ne plus dormir avec la main sous l’oreiller et que cela ne s’est plus reproduit.

Pour le fait de n’enregistrer les données que d’une nuit à la fois, lorsque je n’avais pas accès à mon ordinateur, j’ai noté les données moi-même en utilisant l’affichage sur la montre. C’est pas très pratique mais ça permet d’avoir les données. Par contre quand je suis chez moi, il faut bien penser à brancher la montre tous les jours sur l’ordinateur et effectuer manuellement la synchronisation avant l’heure de déclenchement de l’enregistrement. C’est assez contraignant et beaucoup moins pratique que le système fitbit de mise à jour automatique des données lorsqu’on passe à proximité de l’ordinateur… C’est jouable sur une période relativement courte mais pour enregistrer des données sur plusieurs mois c’est pas vraiment jouable… J’ai tenu deux mois, ça m’a permis de me faire une idée de ce qui se passe vraiment et je recommencerai éventuellement plus tard si nécessaire.

Au niveau des données qu’on récupère, il faut savoir que l’enregistrement est désactivé pendant 8 minutes après chaque enregistrement de réveil. Donc quand on a des enregistrements toutes les 8 minutes (ou 9-10 minutes parce qu’on ne bouge pas forcément toutes les minutes même quand on est réveillé) c’est qu’on ne dors pas. Par contre j’ai un peu du mal à interpréter quand il y a des enregistrements distants de 15-17 minutes… Bref c’est vraiment loin d’être optimal. S’il n’y avait pas cette restriction d’enregistrement toutes les 8 minutes et un enregistrement toutes les minutes lorsqu’on est réveillé ça serait plus facile et moins ambiguë à interpréter. Il faut aussi noter que du coup on ne connaît pas la durée des insomnies de manière très précise puisque c’est à 8 minutes près à chaque fois.

J’ai pu constater récemment que le sleeptracker a par contre un avantage majeur : il permet de se réveiller sans réveiller son conjoint en utilisant uniquement la fonction vibreur. C’est beaucoup mieux qu’une alarme sonore où un réveil lumineux qui forcément dérange au moins un peu le sommeil du conjoint.

Donc au final, le sleeptracker a beaucoup d’inconvénients mais est utilisable contrairement au fitbit qui ne détecte pas mes insomnies. On voit bien que le sleeptracker est beaucoup plus conçu comme un réveil (fonction qu’il réalise plutôt bien) que comme un instrument de mesure. D’où la nécessité de retraiter les données soi-même et le peu de précision de celles-ci. Pour le fitbit, il est clairement conçu comme un podomètre et la fonction de mesure du sommeil n’est qu’un bonus pas vraiment opérationnel.

Mes conseils donc pour l’avenir s’ils souhaitent améliorer le produit :

Séparer les fonctions d’enregistrement et de réveil : on peut vouloir enregistrer ses données de sommeil sans se réveiller à heure fixe, on peut vouloir décaler l’heure de réveil en cours de nuit sans perdre les données du début de la nuit. On peut vouloir se rendormir après le déclenchement du réveil (par exemple après avoir pris un médicament qu’il faut prendre à heure fixe) et continuer à enregistrer les données de sommeil après ce déclenchement. La solution du fitbit d’activer l’enregistrement au moment du coucher et de la désactiver en se levant semble bien meilleure que le principe d’arrêter l’enregistrement systématiquement quand le réveil s’active.

Utiliser un bracelet en tissus souple et élastique serait beaucoup plus confortable que le bracelet en plastique franchement inconfortable pour la nuit (et peut apprécié des conjoints).

Augmenter la capacité mémoire pour permettre un pas d’enregistrement à la minute qui serait beaucoup plus précis et permettrait de vraiment mesurer la durée du sommeil et des insomnies de manière fiable plutôt que l’approximation de 8 minutes actuelle.

Prévoir un téléchargement des données automatique et sans fil comme pour le fitbit car ça c’est vraiment top.

Réduire le prix qui me semble vraiment abusif – le fitbit étant beaucoup moins cher.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 02:18

J’ai toujours eu du mal à comprendre l’anorexie : comment était-il possible de se priver de nourriture au point d’en mourir ??? J’ai eu du mal à le comprendre, jusqu’à ce que je commence à faire sérieusement un régime pour contrer le léger diabète induit par les corticoïdes. Fin juin 2010 mon poids a atteint le niveau record de 87 kg me situant ainsi largement dans la zone de surpoids. J’ai donc commencé un régime : sans sel sans sucre sans graisse et en essayant de limiter les quantités ingurgitées. Avec les corticoïdes qui ont d’habitude pour effet de donner faim c’est pas évident surtout quand la maladie vous empêche de faire du sport mais j’ai rapidement pris le pli, quitte à sortir un peu plus tôt de table pour éviter d’être tenté de manger plus que nécessaire. Bilan j’ai atteint mon objectif de 78 kilos en septembre soit 9 kg de perdu en 3 mois. J’avais retrouvé mon poids d’avant le début de traitement et j’étais sorti de la zone de surpoids en ayant une petite marge de manœuvre au cas où… Mais je me suis dis que tant qu’à faire autant poursuivre un peu et viser un nouvel objectif de 72 soit le milieu de la fourchette de poids normal pour ma taille. J’ai donc continué le régime et ai atteint mon objectif en janvier soit au total 15 kilos de perdu en 6 mois. Et là j’ai beaucoup mieux compris le problème de l’anorexie… car j’ai continué à perdre un peu de poids jusqu’à 71 et la tentation était grande de continuer un peu : Après 6 mois avec ces nouvelles habitudes alimentaires, le régime n’était plus du tout une contrainte mais était devenu une habitude. D’autre part, il était à nouveau tentant de prendre une nouvelle marge de sécurité « au cas où je reprendrais du poids » et de me fixer un nouvel objectif plus bas. Le fait d’interrompre le régime était un peu compliqué : il ne fallait pas revenir à mes anciennes habitudes qui avait conduit à un surpoids et donc le fait de continuer le régime plus rassurant et plus simple psychologiquement que de chercher une nouvelle façon de s’alimenter qui permette d’équilibrer mon poids. J’ai finalement résisté à cette tentation et ai modifié mon régime pour essayer de stabiliser mon poids : j’ai un tout petit peu repris mais je suis maintenant (un an après la fin du régime) à peu prés stabilisé à 74 kg.

 

Maintenant je comprends mieux les jeunes filles anorexiques : moi-même qui ne suis pas spécialement attiré par la maigreur, qui ne subit pas de pression sociale et médiatique en faveur de celle-ci, qui suis plutôt assez équilibré au niveau psychique (malgré les difficultés engendrées par la maladie) et qui suis à la base un peu gourmand, j’ai eu cette tentation de poursuivre la perte de poids au delà de ce qui était nécessaire. J’y ai résisté car je suis assez rationnel et que la perte de poids n’était pas pour moi un objectif en soi mais seulement un moyen d’améliorer ma santé mais je comprends mieux pourquoi et comment certaines jeunes filles succombent à la tentation d’une perte de poids déraisonnable... Et je me retrouve avec quelques pantalons nettement trop large car achetés à la mauvaise période .

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 12:08

Notre maladie est complexe. Elle peut toucher de nombreux organes et donc faire appel à de nombreux spécialistes. Pour être sûr d’être bien soigné, il est important d’avoir un dossier médical complet et à jour qui regroupe toutes les informations nous concernant. Hélas, le projet du gouvernement de mettre en œuvre un dossier médical informatisé centralisé (le fameux DMP) est resté bloqué dans les cartons pour l’instant. C’est donc le patient qui pour l’instant en fait les frais. Si tous ces soins et examens sont réalisés en un seul endroit (un hôpital), tout va bien : son dossier est transféré d’un service à l’autre au fur et à mesure des examens. Le problème c’est que dans le cas de la sarcoïdose, il est rare que l’état soit suffisamment critique pour nécessiter une hospitalisation durant laquelle tous les examens sont réalisés. Le cas le plus courant c’est que la majorité des examens seront réalisés à l’extérieur de l’hôpital et seuls quelques examens nécessitant impérativement une hospitalisation se feront en milieu hospitalier (dans mon cas un test complet des fonctions endocriniennes et une ponction lombaire, tout le reste a été fait soit en ambulatoire, soit dans le privé). Du coup le dossier médical risque de se retrouver dispersé chez divers spécialistes.

 

Il est donc impératif pour le patient de se constituer son propre dossier complet… Et ce n’est pas une sinécure comme nous allons le voir.

 

En principe le médecin traitant devrait jouer un rôle central : chaque acte médical devrait faire l’objet d’un compte-rendu dont il serait en copie et comme il devrait être à l’origine de chaque consultation chez un spécialiste, il devrait faire un courrier détaillé à chaque spécialiste décrivant tous les éléments pertinents de votre dossier pour la consultation. Hélas ça ne se passe pas comme ça. Dans le cas des maladies orpheline, le généraliste est bien souvent dépassé et on va avoir une répartition des actions entre généraliste, spécialiste (libéral) et hôpital qui ne fonctionne pas très bien. Quelques exemples montrent bien le problème :

-         Mon suivi ophtalmo a été mis en place sur l’initiative d’un praticien hospitalier pendant mon hospitalisation pour un bilan endocrinologue. Résultat, ni l’interniste qui me suis ni mon généraliste n’ont jamais reçu de compte-rendu de ce suivi (ni moi d’ailleurs).

-         J’ai eu deux consultations chez un endocrinologue libéral pour le suivi du diabète sur l’initiative de l’interniste. Résultat, mon généraliste n’a pas eu de compte-rendu des consultations qui n’ont été adressées qu’à l’interniste. Du coup quand j’ai interrogé mon généraliste sur la suite à donner à ces consultations (j’étais un peu inquiet, la conclusion du dernier rendez-vous n’étais pas claire), il n’a pas pu me répondre et c’est seulement à la consultation suivante chez l’interniste que j’ai pu être rassuré.

-         Le début de mon suivi s’est fait à l’hôpital local de ville de province où j’habite, puis j’ai dû consulter des spécialistes à l’hôpital de Lyon, les examens n’auraient pas suivi si je n’avais demandé une copie.

-         En général, suite à une hospitalisation, on ne récupère qu’un compte-rendu établi par le médecin ayant suivi l’hospitalisation. Le détail des analyses et examens n’est pas transmis. Si on doit consulter un autre médecin de la spécialité, il n’aura pas le détail des examens, juste une synthèse.

-         Les courriers du généraliste sont rarement détaillés. Lorsque j’ai vu mon cardiologue pour la première fois après que le diagnostique ait été posé, le courrier de mon généraliste ne mentionnait même pas la sarcoïdose !

-         Tous les médecins généralistes ne conservent pas un dossier à jour et bien classé pour chacun de leurs patients.

 

Bref, il faut se débrouiller tout seul pour faire son propre dossier. Les médecins sont ravis lorsque vous arrivez avec un dossier complet mais ne font strictement aucun effort pour vous aider à la constituer même lorsque vous les sensibilisez sur le sujet.

 

Concrètement, comment faire ?

 

Pour les hospitalisations, il faut adresser un courrier à la direction de l’hôpital demandant une copie complète du dossier. Il faut impérativement joindre une photocopie de votre carte d’identité pour prouver que vous êtes bien à l’origine de la demande (comme si ça prouvait quoi que ce soit et comme s’ils avaient la possibilité de vérifier que ce n’est pas un faux !). Je vous donne mon modèle de lettre :

 

M. Xstoffr (né le XX/XX/XXXX)
Là où j’habite

Quelque part en France
Tèl. XX XX XX XX XX

 

 

                                                                        M. Le directeur

                                                                        Hôpital de XXXXX

                                                                        Quelque part ailleurs

 



 


À XXXX, le XX/XX/XXXX,

Pièce jointe : photocopie de carte d’identité.


 Monsieur,

En référence à la législation en vigueur, je vous saurais gré de bien vouloir m’établir une copie de toutes les pièces de mon dossier médical relative à mes différentes hospitalisations dans votre établissement en particulier du XX/XX/XXXX au XX/XX/XXXX dans le service de pneumologie et du XX/XX/XXXX au XX/XX/XXXX dans le service d’endocrinologie.

Conformément au Code de la Santé Publique Art. R 710-2-2, et de la nouvelle loi 2002-303 du 04 Mars 2002 – Art L. 1110-4, L. 1111-7 et L 1112-1 – décret d’application 2002-637 du 29/04/02, ces copies de documents et résultats d’examens seront transmis dans le délai légal de 8 jours à mon adresse ci-dessus.

En vous remerciant, par avance, pour votre diligence, je vous adresse mes meilleures salutations,

J’ai eu à le faire deux fois pour deux hôpitaux différents. Tous les deux ont réagit de façon automatique en renvoyant un courrier type très rapidement demandant la photocopie de la carte d’identité (que je n’avais pas mise, car à l’époque je ne savais pas que c’était indispensable) et dans l’un des deux cas un formulaire à remplir. Une fois ces éléments renvoyés, dans le premier cas on m’a renvoyé assez rapidement un dossier incomplet : il manquait les résultats d’analyse en endocrinologie, j’ai donc dû les redemander et ils m’ont été adressés suite à ce troisième courrier. Dans le second cas mon courrier de réponse est resté sans réponse, j’ai donc envoyé un courrier avec accusée réception (pour avoir une preuve de la date) avec mise en demeure sous peine de poursuite auprès du tribunal administratif et saisi du médiateur de la république ce qui m’a permis d’obtenir rapidement les documents que je souhaitais (mais pas une copie complète, les résultats d’un examen psycho-neurologique ne sont pas joints). Dans le premier cas j’ai reçu une facture pour le premier envoi (mais pas pour le deuxième).

 

Effectivement, il faut savoir que les frais de copie et de transmission du dossier sont à votre charge. Ce n’est pas très cher, pour moi qui ne demandais que des copies de documents, c’était essentiellement les frais de transmission avec accusée réception plus des frais de photocopies raisonnables. Il faut savoir par contre que les copies d’imagerie sont beaucoup plus cher et donc il ne faut demander que ce dont on a réellement besoin (j’avais précisé que je ne voulais pas de copie de l’imagerie).

 

Dans tous les cas, il faut savoir que hormis ces demandes très officielles encadrées par la loi, une circulaire officielle enjoint les praticiens à répondre favorablement (et gratuitement) aux demandes de copies exprimées lors des soins. En particulier j’ai pu obtenir une copie gratuite de tous mes examens d’imagerie en les demandant directement dans les services, parfois en étant obligé de justifier que c’était pour consulter un spécialiste de renommée nationale. J’ai aussi pu obtenir des copies de courriers et de compte-rendu directement auprès des secrétaires médicales.

 

Là où ça se complique c’est pour les courriers entre médecin. En règle générale, les médecins ne prennent pas la peine de vous mettre en copie de leurs courriers même quand vous leur demandez explicitement. Comme vous n’êtes pas informé des courriers qu’ils échangent, c’est difficile de tenir un dossier complet ! En général il n’est pas difficile d’obtenir une copie des courriers, il suffit de les demander mais c’est juste très pénible car pour chaque rendez-vous il faut faire deux demandes : une pour le médecin prescripteur et l’autre pour le spécialiste pour le compte-rendu de consultation. Je dois dire que de ce coté j’ai un peu laissé tombé récemment tellement c’est fastidieux et qu’on a mieux à faire surtout quand on n’a pas beaucoup d’énergie.

 

Bien entendu, je conserve également scrupuleusement toutes les ordonnances et les résultats d’analyse de sang, le tout classé par ordre chronologique.

 

Voilà, ça fait pas mal de boulot et ce n’est pas toujours très facile surtout quand on n’est pas très en forme, heureusement que je ne suis pas complètement invalide et capable de rédiger mes courriers lorsque j’ai une période de mieux.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:39

Je viens de jeter un coup d’œil aux statistiques de fréquentation de mon blog. C’est plutôt encourageant :

 

Alors que la fréquentation était d’à peu près 5 personnes par jours l’année dernière (lorsque je publiais plus fréquemment), elle est maintenant entre 10 et 15 personnes.

 

L’immense majorité des personnes qui arrivent sur mon blog proviennent de google et à quelques rares exceptions près effectuaient des recherches sur la sarcoïdose et la fatigue :

 

neurosarcoïdose

google

8

prednisone 60 mg fatigue

google

4

travail et neurosarcoidose

google

4

http://xstoffr.over-blog.com/

google

4

solacy angine

google

4

sarcoidose et vitamine d

google

4

fatigue tres intense avec sarcoidose

aliceadsl

3

otite et fatigue

google

3

hopitaux pour sarcoidose

google

3

lien sarcoidose et stress

google

3

enzyme de conversion sarcoidose

google

3

sarcoidose 2010

google

3

traces de corticoïde dans le sang durée

aol

3

mesurer la fatigue

google

3

otite fatigue

google

3

sarcoidose orl

google

3

carence en vitamine d et sarcoidose

google

2

 

J’ai donc jeté un coup d’œil à mon référencement et eu quelques surprises. Si je suis relégué très loin dans les recherches associées au mot clef « sarcoïdose », j’ai en revanche un très bon référencement sur les recherches suivantes :

-         « Mesurer la fatigue » : premier résultat !!!

-         sarcoïdose blog (troisième position – les deux autre sont plus anciens mais moins fournis sur ce sujet précis)

-         otite et fatigue (7ème position)

-         sarcoidose fatigue (6ème position)

-         neurosarcoïdose (bas de première page)

 

Inutile de vous dire que je n’ai rien fait de spécial pour cela mais ça fait plaisir.

 

Au niveau du nombre de pages vues, ça tourne en général vers 25, soit à peu près deux pages par visiteur mais il y a de temps en temps de gros pics : 50 ou 100. En gros quelqu’un qui lit quasiment l’intégralité du blog d’affilé et ça, ça fait vraiment plaisir !!

 

J’en ai profité pour ajouter un lien vers le fil RSS, pour ceux qui utilisent cet outil très pratique pour être averti automatiquement de la publication d’un nouvel article. Vu que mes articles sont moins fréquents maintenant, ça devrait vous aider à suivre.

 

J’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont laissé des commentaires. C’est toujours très agréable d’avoir un retour, surtout qu’il est souvent positif. J’ai particulièrement apprécié les quelques personnes qui racontent qu’ils sont maintenant sortis de cette grosse galère, ça redonne du courage à chaque fois ! Et pour tous ceux qui n’osent pas en laisser, surtout il ne faut pas hésiter, ça fait toujours plaisir.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 08:36

Le cerveau humain n’est pas conçu pour gérer les phénomènes aléatoires ou statistiques. Les probabilités et les statistiques sont d’ailleurs probablement parmi les matières scientifiques les plus contre-intuitive et les plus difficile à comprendre pour les non-spécialistes. Les êtres humains ont besoins de connaître la cause de ce qui leur arrive. Une réponse du type statistique (par exemple : vous avez une chance sur un  million de vous faire renverser en traversant une rue) ne sont pas satisfaisantes pour nous. D’une part nous n’estimons pas correctement les risques quotidiens – nous les sous-estimons en général et donc nous sommes surpris lorsqu’ils se concrétisent. D’autre part nous voulons toujours identifier une cause, un responsable : le conducteur de la voiture qui nous a renversé, une voiture mal garée qui bouchait la visibilité…

 

En fait tout cela est en fait un peu vain :

-         Car les causes sont en général multiples : le conducteur n’était pas suffisamment attentif, il roulait un peu trop vite compte tenu de la visibilité, le piéton qui était distrait, une voiture mal garée qui limitait la visibilité… Mais chaque cause a elle-même plusieurs causes, par exemple pour l’inattention du conducteur : le chauffeur n’a pas eu une formation suffisante, il a mal dormi la veille, le passage piéton n’était pas suffisamment bien signalé, ce type d’inattention n’est pas assez contrôlé et sanctionné par la police… Et l’on peut continuer comme ça à l’infini.

-         Car la vrai cause c’est que le fait de traverser une rue comporte un risque, le fait qu’il se soit matérialisé ce jour-là dans ces circonstances particulières ne change rien, la vrai cause c’est que nous avons traversé une rue ce qui est dangereux en soit. Mais on ne va pas s’arrêter de vivre pour éviter tous les dangers… La vie est dangereuse en soit, toutes sortes d’accidents aléatoires peuvent nous arriver et cela ne sert pas à grand chose de s’énerver ou se morfondre lorsque ces risques se matérialisent !

-         Car cela ne change rien aux conséquences de l’accident.

-         Car trop souvent on tombe dans le piège de la confusion entre corrélation et causalité : même lorsqu’il existe une corrélation statistique entre deux phénomènes, cela ne veut pas dire qu’il y a un lien de causalité entre les deux et ne donne pas le sens de la causalité. Par exemple, imaginons que l’on observe que les malades de la sarcoïdose ont une plus forte propension à la dépression que la population général. Il y a plusieurs possibilités :

o       la sarcoïdose est la cause de la dépression (à cause de la fatigue induite par la maladie),

o       la dépression est un facteur favorisant la sarcoïdose,

o       un troisième phénomène inconnu est la cause qui induit à la fois la sarcoïdose et la dépression…

Il sera très difficile de dire laquelle de ces trois hypothèses est la bonne.

 

Pour la maladie c’est pareil, il nous faut une cause. Les conséquences d’une maladie grave sont tellement importantes que nous éprouvons le besoin de savoir d’où vient ce phénomène qui bouleverse notre quotidien – quitte à nous fabriquer des causes fictives si nous ne pouvons trouver de causes réelles. Pour la sarcoïdose, la cause de la maladie n’étant pas connue la tendance est encore plus marquée. Anciennement des causes religieuses auraient certainement été évoquées comme lors des épidémies de l’ancien temps ou pour les personnes « possédées ». De nos jours il est bien tentant d’accuser les maux modernes : stress, pollution, malbouffe… ou de chercher dans son histoire personnelle une explication au « pourquoi moi ? ». En l’absence de connaissance plus approfondis sur les mécanismes de la maladie (dont la connaissance ne changerait d’ailleurs par le fond du problème), il est beaucoup plus rationnel de considérer que l’on est victime d’un processus aléatoire : une personne sur 10 000 (environ) a cette maladie, c’est tombé sur moi. Rechercher une cause – en dehors d’une étude scientifique reposant sur des bases statistiques solides ou des recherches biologiques approfondies -  est aussi illusoire que ceux qui cherchent à trouver un motif dans les tirages du loto pour essayer de prédire le prochain… Et pourtant il est bien difficile de ne pas succomber à cette tentation même lorsqu’on a une formation scientifique solide comme la mienne – je vous avouerai que je me suis demandé un bref moment si la sarcoïdose ne pouvait pas être lié à une désensibilisation pour une allergie aux acariens que j’ai fait il y a quelques années…

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 12:09

Les corticoïdes m’ont donné un début de diabète, de cholestérol et fait prendre un peu de poids. Je ne sais pas exactement combien vu que je ne suivait pas trop mon poids avant d’être malade. C’est pas catastrophique mais comme j’étais déjà légèrement en surpoids il fallait un vrai régime et la visite chez l’endocrinologue a été l’occasion d’une vrai prise de conscience de l’importance du problème. Du coup depuis fin juin je m’y suis mis sérieusement et avec de vrai résultats : je suis passé de 87 kg en juin (le maximum jamais atteint) à 79 aujourd’hui (je mesure 1m 82). Bon, il y a eu un petit épisode de gastro cet été qui a bien aidé et le méthotrexate en perturbant un peu le système digestif tous les lundi aide aussi mais quelques trucs aident bien aussi :

 

-         Tout d’abord avoir de bonnes poêles et casseroles antiadhésives. Une des raisons pour laquelle on met du gras dans les plats c’est pour éviter que ça n’attache. Le fait d’avoir du matériel antiadhésif permet de ne pas mettre de gras du tout. C’est sûr que le gout n’est pas tout à fait le même, il faut mettre le feu un peu plus fort et mieux surveiller la cuisson mais du coup on peut réduire significativement l’apport en graisse. Pour les plats non antiadhésif, c’est un tout petit peu d’huile que j’étale avec du papier absorbant pour vraiment en utiliser le minimum et que l’excès parte dans le papier absorbant.

-         Faire les courses quand on n’a pas faim. Typiquement juste après le repas de midi. Du coup on n’est pas tenté d’acheter des choses non indispensable et en générale riches en sucre et en graisses.

-         Faire une liste de course à l’avance et s’y tenir. Pour moi de toute façon c’est la seule façon possible vu que sinon la fatigue et l’aboulie m’empêchent rapidement de continuer.

-         Trouver un bon fournisseur de fruits et légumes. Le meilleur moyen de manger équilibré c’est de manger des légumes (et des fruits de manière limité car c’est un apport en sucre dont il ne faut pas abuser quand on est diabétique). Il est donc indispensable d’avoir une source de légumes de bonne qualité et frais (donc pas de supermarchés). Il faut y aller suffisamment souvent (mini une fois par semaine) pour que les produits restent frais et appétissants.

-         Dans les supermarchés, il y a des rayons entiers à ne pas regarder : chocolat/sucrerie, plats cuisinés, charcuterie, fromagerie…

-         Se méfier des produits allégés : souvent les produits allégés en gras contiennent du sucre (par exemple la majorité des sauces salades allégées) et les produits allégés en sucre peuvent contenir du gras. Il faut donc soit bien lire les étiquettes soit ne pas utiliser les produits cuisinés et faire sa cuisine soi-même à partir de produits de base pour être sûr de ce que cela contient.

-         Adopter des recettes sans graisse (et sans sucre) : Utiliser du yaourt 0% comme base pour les sauces salades, utiliser une recette de pate à tarte sans graisse (farine, œuf, fromage blanc 0%), faire la béchamel sans graisse (il suffit de délayer la farine dans le lait à froid puis faire cuire doucement en remuant bien). Choisir les recettes en fonction de la quantité de sucre et de graisse qu’elles contiennent.

-         Utiliser du chocolat en poudre sans sucre (Nestlé et Van Houten) avec un édulcorant en plus (aspartam). C’est en particulier la base de mon petit déjeuner et avec un yaourt à 0% ça permet de faire un petit dessert chocolaté pas trop calorique.

-         Changer un peu les menus : manger plus de salades composées, des repas simples viande – légumes – féculent.

-         Limiter les quantités. Mon repère de base c’est l’assiette – une assiette pas trop remplie doit suffire pour un repas, éviter de se resservir.

-         Ne pas trop trainer à table, se mettre à faire autre chose assez rapidement dès qu’on a fini de manger… La satiété met un peu de temps à arriver, il faut donc s’occuper l’esprit en attendant qu’elle arrive si elle n’est pas arrivée quand on a fini de manger.

-         Bien boire, en particulier boire en début de repas augmente la sensation de satiété. 

-         Faire autant d’activité physique que possible.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 09:59

En contrepoint à l’article sur le sujet d’éconoclaste : http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=25&Itemid=35&codefaq=95

 

Les éconoclastes nous indiquent qu’il n’est pas forcément intéressant de devenir propriétaire en basant leurs explications sur de purs mécanismes de marché : « S'il était possible effectivement de payer la même chose chaque mois qu'un locataire, pour finalement être propriétaire, acheter serait très intéressant : le résultat, c'est que beaucoup de gens achètent, faisant ainsi monter les prix à l'achat, conduisant à ce que les mensualités en cas d'achat sont significativement plus élevées que des loyers. […] Pour beaucoup de gens, ce raisonnement n'est pas valide : entre payer 2000 euros par mois et avoir un bien immobilier au bout, et payer 1000 euros par mois, ils préfèrent la première solution, arguant de ce que dans le premier cas, on se constitue un capital, et pas dans le second (ou l'on enrichit le propriétaire). Mais c'est un raisonnement bien étrange : si l'on a envie de se constituer un capital, il est tout à fait possible de louer, et d'épargner l'économie réalisée.»

 

Ce raisonnement général sur le fonctionnement des marchés peut sembler valable mais comporte quelques failles spécifiques à l’investissement immobilier lorsque l’on est propriétaire occupant. Pour s’en rendre compte je pars de quelques postulats qui semblent raisonnables :

 

1/ L’investissement locatif (c’est à dire quand on est propriétaire d’un bien immobilier que l’on loue à un tiers) a une rentabilité équivalente aux autres placements compte tenu de ses contraintes (risques, liquidité, fiscalité). En effet si ce n’était pas le cas les investisseurs opteraient pour d’autres formes d’investissement, vendant leurs biens ce qui ferait baisser les prix de l’immobilier jusqu’à ce que la rentabilité soit à nouveau équivalente à d’autres placements.

 

2/ Le fait d’acheter comptant ou à crédit ne devrait pas avoir d’impact sur la rentabilité de l’investissement (voir pour cela le chapitre consacré à la dette du premier livre des éconoclastes), on va donc pour simplifier supposer un achat comptant. Dans les faits le fait d’acheter à crédit peut comporter des avantages fiscaux : déductibilité des intérêts d’emprunt de l’impôt sur le revenu, prêt à taux 0 etc. qui renforcent l’avantage de l’investissement immobilier. Il comporte également l’avantage d’inclure une assurance décès invalidité qui peut s’avérer très importante si ces risques se concrétisent avant la fin du prêt.

 

3/ Le prix d’achat est le même qu’on soit propriétaire bailleur ou occupant.

 

 

Et je compare les deux situations : Investir dans son propre logement en devenant propriétaire et être locataire en épargnant la différence entre le loyer et ce qu’il faudrait débourser pour devenir propriétaire dans un autre placement. Puisque selon le postulat 1/ ci-dessus l’investissement locatif a une rentabilité équivalente à d’autres placements, il suffit de comparer le fait d’être propriétaire occupant au fait d’être propriétaire bailleur. S’il y a un avantage substantiel au fait d’être propriétaire occupant alors il est probablement plus intéressant de devenir propriétaire que de louer (dans le cas général… il faut voir après les cas particuliers). Et lorsque l’on compare les deux situations, on constate qu’il y a un avantage très significatif en faveur du propriétaire occupant sur plusieurs points :

 

 

1/ Suppression des risques liés à l’investissement locatif lorsqu’on est propriétaire occupant : J’ai identifié trois principaux risques liés à la location :

 

            La dégradation du logement par le locataire : Un locataire peu soigneux peut sensiblement dégrader un bien immobilier ce qui nécessite des frais de remise en état potentiellement non négligeables à son départ, frais qu’il n’est pas toujours possible de facturer au locataire (en particulier s’il peut justifier qu’il s’agit d’une usure normale et ou si ces frais dépassent largement le dépôt de garanti et que le locataire n’est pas de bonne foi ou qu’il n’est pas solvable). Ce risque est limité en cas de propriétaire occupant car on est en général plus soigneux de ce que l’on possède et on fera plus attention à entretenir convenablement le bien si l’on sait que l’on aura de toute façon à payer le prix d’une négligence soit par une remise en état soit par une moins-value à la revente.

 

            Le risque de loyer impayé : Un locataire indélicat ou en difficulté peut cesser de payer son loyer ce qui non seulement va générer un manque à gagner sur les loyers mais également des frais : frais de procédures, payement des charges en lieu et place du locataire… Ce risque est totalement supprimé en cas de propriétaire occupant.

 

            Le risque de vacance du logement : Le locataire peut pour de nombreuses raisons donner son congé et dans ce cas il est possible que le logement reste vacant avant de trouver un nouveau locataire. Comme pour le cas des loyers impayés cela génère non seulement un manque à gagner mais potentiellement des frais pour payer les charges (non négligeables pour le cas d’un immeuble en copropriété) et éventuellement des frais de transaction pour la mise en place du nouveau locataire. Ce risque est totalement supprimé en cas de propriétaire occupant.

 

2/ Réduction des frais d’assurance

Le propriétaire bailleur va en général devoir assurer son bien pour des risques non couverts par l’assurance de son locataire et pour les périodes de vacance du logement. Ces frais sont inclus dans l’assurance habitation d’un propriétaire occupant sans pour autant que celle-ci soit plus chère (il semblerait même qu’elle soit légèrement moins chère chez certains assureurs que pour un locataire ce qui confirmerait le premier point ci-dessus que les propriétaires sont plus soigneux que les locataires et donc présenteraient un risque moins important pour les assureurs). Donc avantage encore au propriétaire occupant.

 

3/ Risque de moins-value en cas d’évolution globale du marché de l’immobilier :

 

Il y a plusieurs facteurs de risque de plus ou moins values dans un investissement immobilier :

 

-         Des risques spécifiques au bien acheté, comme ceux invoqués dans le papier des éconoclastes : la belle vue sur la rivière qui s’accompagne d’inondations ou disparaît du fait de nouvelles constructions, un problème de qualité dans le bien acheté… Celui-ci est limité et peut être réduit en faisant appel à des conseils de spécialistes non directement intéressés dans la vente envisagée qui vous donnent des informations sur le marché local de l’immobilier, sur le droit des sols, les risques d’inondations, la qualité de la construction etc. Il est présent dans les deux cas (investissement locatif et propriétaire occupant) et donc doit logiquement être intégré dans la rentabilité de l’investissement locatif via les prix du marché.

 

-         Des risques systémiques liés à une évolution globale du marché de l’immobilier, c’est celui évoqué dans l’exemple détaillé par éconoclaste pour mettre en évidence son ampleur… dans le cas d’un investissement locatif. Ce risque est lié à des paramètres macroscopiques tels que les taux d’intérêt, le coût de la construction, la politique de droits des sols, l’évolution démographique (natalité, taille moyenne des ménages, urbanisation…), la croissance et l’évolution moyenne des revenus… Il s’applique donc de manière assez uniforme dans l’ensemble du pays (et dans une moindre mesure à l’échelle d’entité plus grande comme l’Europe) ce que l’on constate avec l’envolée récente des prix qui a touché quasiment toutes les régions et c’est cette uniformité qui protège partiellement le propriétaire occupant contrairement au propriétaire bailleur. En effet un propriétaire occupant lorsqu’il vend son bien devra continuer à se loger et donc va dans la plupart des cas (sauf s’il vend à cause de contraintes financières) racheter un autre logement pour se reloger. Si les prix ont baissé de manière uniforme depuis qu’il a acheté, il enregistre une moins-value… mais va payer son nouveau logement également moins cher ce qui se compense. S’il rachète un autre bien équivalent, la moins-value sera uniquement comptable (la valeur nominale de son logement a diminué mais pas sa valeur d’usage) et risque de se traduire par une plus-value lors de la revente du nouveau logement si le marché se retourne à nouveau. Il n’y a que dans le cas où l’on ne rachèterait pas de nouveau logement où si l’on rachète un logement d’une valeur moindre qu’il y a une perte réelle pour le propriétaire occupant et dans le cas du rachat d’un logement de valeur moindre, cette perte est amoindrie du fait du réinvestissement partiel. Dans le cas du propriétaire bailleur, par contre la perte est réelle et totale. Il y a donc un avantage significatif en faveur du propriétaire occupant.

 

4/ Fiscalité

 

La fiscalité est l’un des avantages principaux fourni par l’investissement dans son propre logement car les revenus générés par cet investissement sont totalement exonérés d’impôts sur les revenus et cela sans condition. Il y a deux sources de revenus dans l’investissement immobilier :

 

-         Les loyers (ou le fait de ne pas payer de loyer lorsqu’on est propriétaire occupant)

 

-         La plus-value sur la revente du bien

 

Les loyers sont exonérés d’impôts sur le revenu pour le propriétaire occupant du fait qu’ils n’existent pas… on n’a pas encore inventé la taxe sur les choses que l’on ne paye pas et qu’on devrait payer si on n’avait pas un capital immobilier…

 

La plus-value sur la revente du bien est exonérée d’impôts pour la résidence principale.

 

En ce qui concerne le propriétaire bailleur, pour les loyers il y a plusieurs systèmes de défiscalisation mais ceux-ci s’accompagnent de contraintes (acheter dans le neuf, limitation du montant du loyer pour le logement social, financement à crédit…) qui peuvent avoir une traduction financière non négligeable (amortissement du surcoût d’un logement neuf par rapport à un logement plus ancien, loyer modérés et risques locatifs accrus, frais liés au crédit…). De plus la défiscalisation est en général limitée dans le temps (quelques années) ce qui n’est pas le cas pour le propriétaire occupant. Pour la plus-value, celle-ci n’est exonérée que progressivement à partir de 10 ans de détention et totale à partir de 15 ans, d’ici-là le propriétaire bailleur aura payé pas mal d’impôt sur les loyers quel que soit son système de défiscalisation.

 

 

Il y a donc un très net avantage fiscal en faveur du propriétaire occupant.

 

 

Pour que le comparatif soit complet il faut évoquer les frais de mutation. Ceux-ci sont non négligeables (environs 7% par exemple dans le cas de mon logement actuel, ils sont plus réduits pour un logement neuf) et sont payés par le propriétaire qu’il soit occupant ou non. Le propriétaire occupant pouvant être contraint de changer de logement pour d’autres raisons que financière (mutation, divorce, naissances…), il peut être contraint de les payer plus souvent qu’un propriétaire bailleur qui lui ne les payera que pour mobiliser son capital. Dans tous les cas, ils s’amortissent en général sur plusieurs années ce qui en limite l’impact sur la rentabilité globale. De plus un propriétaire occupant obligé de changer de lieu de résidence peut devenir propriétaire bailleur de son ancien logement ce qui lui évitera de payer ces taxes (au prix d’un risque accru sur son capital…).

 

 

Au final, l’investissement dans son propre logement me paraît assez avantageux par rapport à d’autres types d’investissement et cela peut largement compenser les inconvénients et risques associés : manque de liquidité, risques de moins-value, manque de diversification de l’investissement vu que le montant de l’achat représente très souvent une part très élevé du patrimoine familial.

 

 

Il est à noter également que sur de très longues périodes (hors bulles spéculatives…) les prix de l’immobilier suivent peu ou prou ceux de l’inflation ce qui constitue un avantage non négligeable surtout en ce moment où le risque inflationniste redevient d’actualité du fait du poids de la dette de la plupart des pays développés. Le fait de devenir propriétaire permet alors de se prémunir en partie contre cette inflation. C’est peut-être d’ailleurs une des raisons de la reprise récente de l’immobilier, les investisseurs recherchant des placements à l’abri de l’inflation (voir l’évolution récente de l’or…).

 

 

Juste un petit mot sur les cas où à titre personnel je me poserais de sérieuses questions sur le fait de devenir propriétaire :

 

-         Habitat dans une région où le marché immobilier est très restreint (risque lié à la liquidité du bien, difficulté pour revendre le bien rapidement en cas de revente forcée, difficulté à trouver un bien correspondant à mes besoins).

 

-         Habitat dans un secteur ou une seule entreprise représente un part très importante de l’activité, surtout si je travaille dans cette entreprise : en cas de difficulté pour cette entreprise – voire de fermeture de l’établissement, un nombre important de personnes risquent de vouloir vendre en même temps leurs biens immobiliers ce qui risque de faire brusquement chuter le marché local indépendamment du marché global de l’immobilier. Si je suis salarié de l’entreprise, je risque en plus de devoir vendre en même temps que tout le monde…

 

-         Probabilité forte de mobilité professionnelle ce qui rendra les frais de mutation et les frais de transaction prohibitifs car amortis sur une durée moindre.

 

-         Si le fait de devenir propriétaire représentait un effort d’épargne disproportionné par rapport à mes revenus… Mais en général les banques s’assurent que ce n’est pas le cas avant de donner leur accort pour le prêt, enfin sauf aux Etats-Unis dans le cas des prêts subprimes.

 

-         Travaux très important à réaliser soi-même (risque de ne pas pouvoir les réaliser pour raison de santé, risque pour le couple si les travaux se prolongent…).

 

 

Pour résumer : L’achat de son logement constitue à mon sens un investissement privilégié du fait de ses spécificités et qui a donc toutes les chances d’être plus rentable qu’un autre (mais ce n’est pas assuré, cela reste un investissement et donc avec comme tout investissement des risques).

 

 

Comme tout investissement, l’immobilier comporte des risques et il faut s’assurer de prendre une décision en connaissance de cause : bien s’informer sur tous les aspects du bien envisagé, faire une étude complète de marché pour s’assurer que le prix demandé n’est pas excessif, bien négocier ce prix, s’assurer que ce bien ne risque pas de perdre de valeur par rapport au reste du marché (environnement se dégradant, évolution démographique locale défavorable, risques spécifiques à cette localisation)…

 

 

Pas convaincu ? Voyons un exemple concret plus détaillé que celui des éconoclastes.

 

 

Il s’agit d’un bien immobilier situé dans la région lyonnaise, un appartement de 4 pièces récent. Son prix et le montant du loyer potentiel ont été estimés de manière sérieuse et concomitante récemment respectivement à 230 000 € et 850 € par mois.

 

 

On part de l’hypothèse d’un achat à crédit avec un apport personnel limité aux frais de notaire et de caution.

 

Les frais de notaire sont estimés à 20 200 euros.

 

Le coût de la caution (remplaçant l’hypothèque) est estimé à 2 000 euros (caution dont la moitié est remboursée s’il n’y a pas d’incident de payement).

 

 

On peut obtenir actuellement un prêt sur vingt ans avec un taux de 3.65 % hors assurance et un coût d’assurance de 0.36 % ce qui donne une mensualité de 1 421 €. C’est effectivement plus élevé que les 850 € de loyer mais au bout des 20 ans on est propriétaire d’un appartement d’une valeur de 230 000 € plus le remboursement de la moitié de la caution soit 1 000 euros.

 

 

Si l’on choisit l’option location on dispose donc d’un capital initial de 22 200 et d’une capacité d’épargne de 571 € par mois (1421 – 850). Une simulation sur un site proposant des assurances vies indique que pour un taux net de 4,5 % sur vingt ans on obtient un capital de 224 223 € net d’impôts (240 064,41 € brut). On voit donc tout l’intérêt de la défiscalisation des revenus du capital immobilisé dans son logement : c’est ce qui fait la différence et rend l’achat immobilier plus intéressant que l’option assurance vie.

 

 

Ceci étant la différence et peu importante et ne justifie pas forcément les risques de l’investissement immobilier (ceci étant pour obtenir un taux net de 4,5 % l’investissement en assurance vie n’est pas non sans risque) et surtout l’absence de liquidité du placement.

 

 

Reste qu’il manque encore plusieurs éléments.

 

 

Le premier et le principal est l’inflation. Si l’on considère un taux d’inflation de 2% (qui correspond à peu près au taux moyen relevé ces dernières années et à l’objectif de la BCE) et une revalorisation des loyers identique, la donne change complètement. Tout d’abord l’appartement va se valoriser avec le temps, on peut évaluer cette évolution égale à l’inflation (sur le long terme les études montrent que les prix de l’immobilier évoluent en moyenne comme l’inflation même si les prix de l’immobilier sont beaucoup plus volatiles). La revalorisation aboutit à un montant de 341 768 pour l’appartement au bout de 20 ans. Ensuite le loyer va également être revalorisé ce qui va réduire progressivement la capacité d’épargne du locataire. Au bout de 20 ans le loyer sera d’environ 1238 euros ce qui par rapport à la mensualité de 1421 € du prêt ne donne que 183 euros d’épargne par mois. Au final, un petit calcul donne un capital final de l’ordre de 174 000 € (c’est plus compliqué qu’une simple simulation puisque les mensualités diminuent au cours du temps).

 

Le deuxième correspond à des avantages plus aléatoires :

 

-         prêt à taux 0 réduisant de manière importante le coût d’une partie du crédit mais soumis à des conditions de ressources… pas forcément compatibles avec un achat de ce montant. Intéressant donc si vos revenus ont fortement augmenté récemment compte tenu du fait que les limites du taux 0 sont calculées sur les revenus de l’antépénultième année alors que les limites de prêt sont calculées sur les revenus de l’année courante. De toute façon l’impact est limité car le montant du prêt est limité et cela peut avoir un impact sur le montant de la mensualité vu que le prêt à taux zéro peut avoir une durée inférieure à 20 ans donc l’avantage est au final difficile à chiffrer précisément.

 

-         Autres dispositifs d’aide à l’accession à la propriété, en particulier 1% logement dont les possibilités dépendent de l’employeur.

 

-         Crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt. D’après un petit calcul rapide je trouve 3516 euros pour la première année, 1560 pour la deuxième 1499 pour la troisième1435 pour la quatrième et 1369 pour la cinquième soit au total 9 379 ce qui n’est pas négligeable.

 

Quelques remarques :

 

-         Le taux du prêt à 3.65% est inférieur au taux 4,5% retenu pour le placement en assurance vie donc la banque prête moins cher qu’elle ne rémunère le placement ce qui peut sembler pour le moins étonnant et pourrait donc indiquer qu’il y a une part de risque non négligeable dans le placement retenu !

 

-         Le placement retenu est l’assurance vie car il permet une défiscalisation partielle des revenus du capital… au prix de frais d’entrée relativement important (à priori de l’ordre de 5% dans l’hypothèse de simulation utilisée). L’imposition retenue est supposée de 19.6 % (droits sociaux et plus-values) ce qui suppose un déblocage en une fois du capital donc dépassement du plafond des exonérations. D’un autre coté, débloquer un capital de plus de 170 000 € sans dépasser un plafond de 9200 € par an demande une certaine dose de patience ! On pourrait prendre d’autres placements mais j’ai supposé vu le succès actuel de ces placements que c’était le plus représentatif… De plus actuellement un placement à peu près liquide, pas trop risqué et pas trop fiscalisé donnant un rendement décent ne me semble pas évident à trouver hors assurance vie (le livret A un actuellement un rendement réel négatif compte tenu de l’inflation !). J’ai choisi un rendement légèrement plus élevé que le rendement garanti actuellement proposé par les banques pour être plus cohérent avec les rendements réels et l’hypothèse d’inflation retenue.

 

 

Conclusion : Une fois tous les paramètres pris en compte et en particulier l’inflation, il est actuellement compte tenu des taux d’intérêt bas beaucoup plus avantageux d’acheter même à crédit que de louer puisque au bout de 20 ans le propriétaire aurait un capital de l’ordre de 350 000 € (en tenant compte du crédit d’impôt) contre 175 000 € pour le locataire qui épargnerait et placerait la différence entre son loyer et la mensualité du crédit. La différence finale fait plus que couvrir les risques de surévaluation éventuelle de l’immobilier au moment de l’achat.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 10:36

C’est aujourd’hui les funérailles de Bertrand, l’un de mes plus ancien ami et mon état de santé ne me permet pas d’y aller . Je lui dois une bonne part de ma culture musicale : il m’avait fait découvrir entre autre les Smiths, les Stranglers, Wire, les Buzzcoks et une bonne partie de la pop anglaise. C’est avec lui que j’ai été à la plupart des festivals en particulier la route du rock, nous avons passé bon nombre de vacances ensemble, retrouvant chaque été notre amitié intacte avant que les liens ne se distendent du fait de la distance et de vacances non synchrones.

 

Il était sacrément doué pour le dessin comme en témoigne ces vieux carnets de concert que j’ai retrouvé sur le web : http://picasaweb.google.com/yogloyoglo/Yoglo

 

Maintenant bon nombre de mes meilleurs souvenirs de jeunesse sont orphelins.

Adieu Bertrand.

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 16:19

Mon blog a été inactif pendant quelques temps pour plusieurs raisons :

 

Une dégradation de mon état général.

Peu de nouvelles à publier sur mon état de santé les choses traînant un peu en longueur.

Les fêtes de fin d’années qui m’ont un peu fatigué.

Un plantage de mon ordinateur qui a nécessité une réinstallation complète.

 

Les deux derniers éléments étant terminés, j’espère que je pourrai reprendre un rythme de mise à jour plus fréquent.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:55

La semaine dernière c’était la première rentrée de ma fille à l’école, on a signé l’achat d’une maison chez le notaire hier, on déménage dans ladite maison vendredi et ma femme commence un nouveau boulot le 21 !!! Pas vraiment de tout repos ce programme pour quelqu’un atteint de sarcoïdose. Heureusement que la famille est là pour donner un coup de main et qu’on a trouvé des déménageurs qui proposent une formule tout compris où c’est eux qui font les cartons.

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