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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:07

J’ai en fait deux problèmes principaux : Les troubles cognitifs intermittents et une profonde fatigue (ou asthénie pour nos très chers médecins).

 

Pour les troubles cognitif, il n’y a pas grand-chose à faire à part le traitement systémique que je m’astreint à bien suivre régulièrement (3 oubli en trois ans c’est quand même pas si mal). Par contre pour la fatigue que nos très chers médecins ont beaucoup de mal à prendre en compte, il peut y avoir un facteur comportemental. Il y a donc une possibilité d’action de ma part. En bon scientifique que je suis ma première réaction est de vouloir mesurer les choses, avoir des données quantitatives pour chercher l’impact de différentes actions. D’où la recherche d’une solution pour pouvoir mesurer mon sommeil.

 

J’avais déjà fait une première tentative il y a 4 ans environ, avant que la sarcoïdose ne soit diagnostiquée quand il n’y avait que le problème d’asthénie et que les médecins après quelques recherches infructueuses m’avaient renvoyés chez un psy. Le but à l’époque était de vérifier l’hypothèse de mouvement périodique des jambes troublant le repos. J’avais pour cela essayé d’utiliser notre caméscope numérique qui est doté d’un capteur infrarouge pour filmer mon sommeil… Ce qui n’avait rien donné puisque seule début de la nuit avait été enregistré, le caméscope s’arrêtant assez vite faute de batterie.

 

J’ai bien envisagé de noter moi-même mes durées de sommeil mais c’est difficile, surtout quand on a des problèmes d’endormissement et d’insomnies : Le fait de noter l’heure d’endormissement juste quand on est en train de s’endormir risque de vous réveiller et c’est pareil en cas d’insomnie, on va pas se forcer à se réveiller pour noter l’heure quand on contraire on cherche à se rendormir rapidement pour éviter l’insomnie. En plus il est difficile de savoir la durée réelle d’une insomnie ; quelque fois il m’arrive d’avoir deux phases de réveil très nets pendant la nuit mais de dormir sans m’en apercevoir entre les deux. Bref il fallait un outil qui mesure ça de façon non subjective.

 

Donc maintenant deuxième tentative, cette fois-ci avec un outil dédié : la montre Sleeptracker.

 

Sur le papier c’est séduisant : une montre doté d’un accéléromètre qui mesure vos mouvement pendant la nuit, en déduit les phases de sommeil léger où le réveil est plus facile et donc vous réveille au bon moment par rapport à votre cycle. Et bien sur la fonction qui m’intéresse le plus : la possibilité de voir les différentes phases de sommeil et donc voir les insomnies et mesurer la durée réelle de sommeil.

 

Par contre le prix est assez astronomique : 166,9 € frais de port inclus ! Pour ce prix là de nos jour on a un smarphone android qui non seulement aura un accéléromètre, un vibreur et un réveil mais également un téléphone, un gps, un baladeur mp3, un écran tactile 3 pouces, un appareil photo d’un résolution raisonnable, une radio FM, des liaisons sans fil bluetooth et wifi, le tout doté de 180 Mo de mémoire…

 

J’ai pas mal hésité ! J’ai également regardé la solution fitbit qui est moins cher (100 €) mais qui est beaucoup plus orientée vers la mesure d’activité (à la base c’est un podomètre) et perte de poids. En particulier la solution fitbit n’a pas de fonction de réveil et cela m’a décidé pour Sleeptracker en me disant que si un jour je peux reprendre le boulot, la fonction réveil me sera utile. J’ai donc fini par franchir le pas et commandé en ligne.

 

Au niveau commande et livraison : rien à dire, j’ai reçu le colis dans les délais indiqués, pas de problème, c’est assez rapide et efficace.

 

J’avais déjà vu que la mémoire ne pouvait inclure que les données d’une nuit. C’est une limitation assez contraignante car cela impose de charger les données tous les jours sur l’ordinateur… En particulier quand on n’est pas chez soi c’est potentiellement problématique, on perd les données, cela interrompt le suivi. C’est d’autant plus dommage qu’on voit bien que ce n’est pas un problème de prix : on trouve des cartes mémoire de 2 Go pour des prix public inférieurs à 5 euros. Et avec 2 Go, je peux vous assurer qu’on peux largement stocker les données d’au moins un mois de sommeil (mettons qu’on a une mesure par minute ce qui semble amplement suffisant, ça fait 43 200 mesures à stocker soit 46 Ko/mesure, en fait on peut même envisager sans problème de stocker un an de mesure). Même les 180 Mo de mémoire du smartphone cité ci-dessus sont amplement suffisants. C’est une limitation très contraignante et qui m’a également fait hésiter avant l’achat mais finalement j’ai pensé que vu que je n’ai que ça à faire (ou presque) et que je suis la plupart du temps chez moi (sauf voyage pour consultation, rares visites à la famille et une partie des vacances de ma femme), ce ne serait pas rédhibitoire.

 

Un des gros avantages que j’avais identifié par rapport au concurrent fitbit c’était qu’un logiciel était fournit pour analyser les données en local mais impossible de voir le logiciel avant achat. Il me semble même avoir vu quelque part que les données étaient stockées sous Access et donc accessible pour une analyse externe. Vu que je maîtrise pas mal Access, c’était un avantage important pour moi. Déception là encore. Le logiciel fourni actuellement ne permet que de transférer les données sur le site du fournisseur et de faire une analyse sommaire en ligne. Le fait que l’analyse soit sommaire n’est pas trop un problème du moment que je peux récupérer les données. C’est un peu contraignant car il faut que je les recopie moi-même pour pouvoir les croiser avec d’autres infos (mesure de fatigue, conditions de sommeil) pour faire des statistiques mais c’est possible et de toute façon l’autre alternative n’était pas mieux puisque également tout en ligne. Ce qui me contrarie par contre, c’est que du coup je deviens dépendant de la pérennité de la société qui produit ces montres : si elle fait faillite, je n’aurais plus accès à mes données et aucun moyen de récupérer des nouvelle mesures (hormis de faire un gros travail de reverse engineering que je suis incapable de faire). Pas top, surtout pour une petite société située au US sur laquelle d’ailleurs il est difficile d’avoir des infos.

 

J’avais également repéré qu’il fallait indiquer à la montre l’heure de coucher, une demi-heure avant l’heure d’endormissement. Cela me parait complètement débile, la montre est doté d’un accéléromètre et est censée pouvoir faire la différence entre les moments où on est éveillé et les moments où on dors. Elle devrait donc pouvoir détecter elle-même l’heure d’endormissement ce qui serait beaucoup plus précis que de régler l’heure en se couchant. Là encore c’est pas optimal mais ça ne semblait pas rédhibitoire d’autant qu’il y a un moyen simple de fixer l’heure d’endormissement à l’heure courante + 30 minutes. Le fait qu’on lui indique qu’on se couche pour qu’il commence à enregistrer les données semble raisonnable, par contre le fait de prévoir l’heure d’endormissement est assez étrange et lève un doute sur la fiabilité des mesures (que se passe-t-il si en fait on s’endort avant les 30 minutes indiquées ?).

 

Au niveau de la montre elle-même, elle est nettement plus grosse qu’une montre normale mais c’est pas choquant et pas rédhibitoire. Le design est sobre, pas grand chose à dire. Par contre le bracelet plastique me parait un peu cheap, j’espère qu’il tiendra dans le temps.

 

Mais c’est surtout au niveau de l’utilisation que la déception est venue :

 

La première nuit a été un peu chaotique : insomnies importantes. Du coup, vu qu’on était en week-end, j’ai voulu décaler l’heure de réveil pendant mon insomnie donc après le déclenchement de l’heure d’endormissement et après avoir dormi une partie de la nuit. Je ne sais pas si c’est ça ou autre chose, toujours est-il que la montre n’a rien enregistré de le nuit : comme données j’ai juste eu l’heure d’endormissement et l’heure de réveil avec un grande phase de sommeil profond entre les deux (alors que j’ai ou des phases où j’étais parfaitement éveillé entre les deux).

 

Deuxième problème : si on se réveille avant le déclenchement du réveil, ce qui est potentiellement souvent le cas des personnes ayant des problèmes de sommeil, il n’est pas possible de l’indiquer à la montre pour qu’elle arrête l’enregistrement. Je n’ai pas encore eu le cas mais ça ne devrait pas tarder, on va voir comment ça se passe mais à priori vu les données du site et la conception générale du produit, j’ai de bonnes raisons de croire que ça va fausser les résultats.

 

Visiblement il est également impossible de dire à la montre d’enregistrer les données après le déclenchement du réveil, si par exemple on décide de se rendormir. Donc dans ce cas là également les données seront foireuses puisque ne prenant pas en compte le temps de sommeil supplémentaire après le déclenchement du réveil.

 

Troisième problème : Comme j’avais mal dormi la nuit, j’ai voulu faire une petite sieste pour récupérer. J’ai voulu utiliser la montre pour me réveiller car se réveiller d’une sieste c’est toujours un peu délicat et il faut éviter de trop dormir pendant la sieste si on veut pouvoir dormir correctement la nuit suivante. J’envisageais une petite sieste de 20-30 minutes. Problème : avec l’heure d’endormissement à t + 30 minutes, ça marche pas top. Du coup j’ai été réveillé à l’heure indiquée pour le réveil en plein sommeil profond à priori et le réveil a été aussi dur qu’avec un réveil normal. A noter également qu’il faut absolument pas charger les données de la sieste sur l’ordinateur, le programme n’est pas conçu pour ça et les données sont agrégées aux données de la nuit selon un principe étrange : il considère qu’on a dormi profondément entre le réveil du matin et l’endormissement de la sieste : Bilan des données encore plus foireuses qu’au départ avec une durée totale de sommeil estimée à 12,6 heures dont 93% de sommeil profond !

 

Bref, tout ça est lié au fait que l’enregistrement n’est pas continue et est limité à quelques heures. Ce qu’il faudrait vraiment c’est un système qui enregistre tout seul en permanence si on est éveillé ou endormi, qui enregistre les données sur une longue période (supérieure à une semaine puisqu’on peut facilement ne pas avoir accès à son ordinateur pendant une semaine) et permette de charger les données ensuite de manière intelligente (en ne rechargeant que les données pas encore chargées).

 

La deuxième nuit a été plus concluante : j’ai eu des insomnies mais sans aller jusqu’à me lever – le type d’insomnies où on sait qu’il y a eu plusieurs périodes d’éveil avec reprise de conscience nette mais sans pouvoir dire si ces périodes ont été entrecoupées de sommeil ou de somnolence. J’ai bien réglé l’heure d’endormissement, j’ai pas décalé l’heure de réveil donc les données ont été enregistrées correctement. Le réveil s’est bien déclenché un peu avant l’heure demandé et dans la période de réveil indiquée. Donc au niveau de la fonction réveil, pas de problème. Au niveau des données ça semble intéressant : on retrouve bien la phase d’endormissement, on voit bien différentes phases avec alternance de phase de sommeil léger, de sommeil profond et de très courtes phases d’éveil dans la première partie de la nuit. On voit aussi des phases d’éveil (ou d’interruption comme ils disent sur le site) plus longues à partir de 4h du matin, ce qui correspond bien aux insomnies ressenties. Ce qui est intéressant c’est que ça confirme que ces phases d’insomnies ne sont pas continues mais entrecoupées de phases de sommeil. Donc dans ces cas-là, il faut vraiment mieux rester au lit puisqu’il y a bien des alternances d’insomnies et d’éveil alors que si je me lève je n’aurai que de l’éveil. Par contre c’est au niveau de l’analyse faite par leur logiciel que je suis perplexe : J’ai donc eu 3 phases d’interruption chacune durant entre 20 et 30 minutes. La durée totale de mesure étant de 8h40 la durée de sommeil hors insomnies est donc nettement inférieure à 7h, 6,8 heures selon mes calculs basés sur leur pourcentage d’interruption. C’est totalement insuffisant pour moi et cohérent avec la sensation de fatigue au réveil (et le reste de la journée aussi d’ailleurs). Pourtant leur « score de sommeil » affiché sur le site qui est censé être une évaluation globale de la qualité de sommeil est affichée à 90 ce qui est qualifié d’excellent ! Personnellement une nuit d’un peu plus de huit heure avec trois insomnies d’une demi-heure j’ai du mal à qualifier ça d’excellent.

 

A noter aussi un joli contresens de traduction en Français de leur site : le sommeil « léger » est indiqué en Français comme « lumière ». Il est vrai que l’anglais « light » peut selon le contexte avoir les deux significations, dommage que visiblement aucun francophone n’ait contrôlé la traduction.

 

Au niveau de la troisième nuit, c’est un peu pareil que la deuxième : Des alternances de sommeil léger et profond avec des « interruption » assez longues et nombreuses. Là encore, je calcule une durée totale de 6,47 heures et là encore le score de sommeil est de 86 ce qui est qualifié de « bon » - en désaccord complet avec mon ressenti. A noter que j’avais demandé un réveil par vibreur et que j’ai eu un réveil par vibreur + sonnerie ce qui n’est pas top vu que ça a réveillé ma femme avant son réveil.

 

Au niveau de la quatrième nuit (la nuit dernière) ça a complètement foiré. J’ai eu une vrai insomnie de plusieurs heures où je me suis mis à lire avant de me rendormir et dont je connais donc la durée et l’heure approximative et j’étais curieux de voir comment ça apparaîtrait dans les données…. Mais j’ai été très déçu. D’une part le réveil ne s’est pas du tout déclenché. J’ai été réveillé par ma femme lorsqu’elle a fait du bruit après s’être levée. Enfin quand j’ai téléchargé les données, j’ai obtenu les données de la veille avec juste un décalage des données de début et fin de sommeil ! Bien entendu aucune trace de mon insomnie.

 

Donc visiblement il y a gros problème de modification intempestif du mode réveil pendant la nuit : deux fois de suite le réglage au matin était différent du réglage du soir avec pour conséquence dans le deuxième cas, l’absence de la fonction réveil et un enregistrement des données foireux.

 

J’ai vérifié dans la notice, effectivement si pour l’essentiel des réglages il faut un appui long sur l’un des boutons avant toute modification, pour le réglage du mode de réveil il suffit d’un appuis court sur un autre bouton quand la montre est dans le bon mode – et le changement de mode se fait par appuis court sur un bouton. Compte tenu de la taille des boutons, visiblement il y un problème de dérèglement involontaire. C’est donc pas fiable du tout ce qui est vraiment très problématique pour un réveil. Moi je ne travaille pas donc c’est pas trop grave mais j’imagine que le cœur de cible de ce produit, le salarié qui a du mal à sortir du lit, va avoir du mal à être convaincu car l’explication à son chef comme quoi la montre s’est déréglée pendant la nuit risque d’avoir du mal à passer.

 

Bref leur montre enregistreuse de sommeil c’est pas du tout au point et c’est bien dommage car ça aurait été bien pratique. Du coup j’hésite à faire valoir mon droit a l’annulation d’achat vu que c’est un achat par Internet et que le délais légal de 7 jours n’est pas écoulé. D’un autre coté j’ai quand même eu deux enregistrements corrects sur 4 et il n’y a pas vraiment d’alternative… Je crois que je vais refaire une tentative et si ça foire encore, je la renvoie.

 

A j’oubliais : Le temps de réponse de leur site de visualisation des données est vraiment lent : c’est bête mais il faut du temps pour acheminer les données depuis l’Alaska. Bref un petit outil en local ça aurait pas coûté plus cher et ça aurait été beaucoup plus pratique.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:44

J’étais très fatigué et souvent malade.
Je suis allé voir le médecin, il a fait des examens.
C’était pas concluant, il m’a fait comprendre qu’il ne voulait plus me voir.

J’ai changé de médecin.

Le nouveau médecin a fait des examens.
C’était pas concluant, il m’a envoyé voir un ORL.
C’était pas concluant, il m’a envoyé chez un psy.
Le psy a dit que c’était pas une dépression, juste une grosse fatigue.
Le médecin a dit que c’était une dépression.

J’ai changé de médecin.

Le nouveau médecin a fait des tas d’examens.
C’était pas concluant, il m’a renvoyé voir l’ORL.
L’ORL a fait des examens.
C’était pas concluant.

J’ai changé de boulot, déménagé et changé de médecins.

J’ai commencé à avoir de grosses douleurs articulaires.
Le nouveau médecin a prescrit des anti inflammatoires.
J’ai plus eu mal.
Le médecin a fait des examens. C’était pas concluant.
Le médecin a arrêté les médicaments. J’ai eu à nouveau très mal.
Le médecin m’a envoyé voir un rhumato.
Le rhumato m’a prescrit des corticoïdes. J’ai presque plus eu mal.
Le rhumato a fait des examens. C’était pas concluant.
Le rhumato a fait d’autres examens. C’était pas concluant.
Le rhumato a fait d’autres examens. C’était pas concluant.
Le rhumato a fait un scanner des poumons. C’était concluant, j’avais une sarcoïdose.
Le rhumato m’a dit qu’il voulait plus me voir.

J’ai changé de spécialiste.

Le pneumologue a arrêté les corticoïdes. J’étais très mal, j’ai commencé à avoir des troubles neurologiques.
Le pneumologue a fait d’autres examens. C’était concluant, j’avais une sarcoïdose.
Le pneumologue m’a prescrit une forte dose de corticoïdes. J’ai commencé à aller mieux.
Le pneumologue a baissé les corticoïdes. J’étais très mal.
Le pneumologue a remonté les corticoïdes. J’ai commencé à aller mieux.
Le pneumologue savait pas quoi faire il m’a envoyé voir un professeur.
Le professeur a prescrit d’autres examens. C’était pas concluant.
Le pneumologue a baissé les corticoïdes. J’étais très mal.
Le pneumologue a remonté les corticoïdes. J’ai commencé à aller mieux.
Le pneumologue a plus su quoi faire. Il m’a fait comprendre qu’il ne voulait plus me voir.

J’ai arrêté de voir le pneumologue.

Mon médecin traitant ne savait plus quoi faire. J’ai continué à prendre des corticoïdes.
Mon médecin traitant m’a fait comprendre qu’il ne voulait plus me voir.
Je me suis accroché, j’ai continué à aller le voir.
Mon médecin traitant m’a envoyé revoir le professeur.
Le professeur a dit que je faisait une dépression.
J’ai dit que je ne faisait pas une dépression.
Il m’a pas cru.
Je l’ai pas cru.
Il m’a envoyé voir un neurologue.
Il m’a fait comprendre qu’il ne voulait plus me revoir.

J’ai changé de professeur.

Le neurologue a fait des examens. Il a dit que c’était pas concluant.
J’ai vérifié j’ai trouvé que c’était concluant.
Je lui ai écrit pour lui dire que c’était concluant. Il a pas répondu.

J’ai changé de professeur et été voir un nouveau spécialiste.

L’interniste a baissé les corticoïdes un peu moins que les fois d’avant. Il s’est rien passé.
L’interniste à rebaissé les corticoïdes comme les fois d’avant. J’étais très mal.
L’interniste à remonté les corticoïdes. J’ai commencé à aller mieux.
L’interniste m’a envoyé voir un professeur de médecine interne.
Le professeur de médecine interne a prescrit du méthotrexate. J’ai commencé à aller beaucoup mieux.
On a baissé les corticoïdes. J’ai commencé à aller mal.
On a remonté les corticoïdes. J’ai commencé à aller mieux.
On a baissé les corticoïdes. J’ai commencé à aller mal.
On a remonté les corticoïdes. J’ai commencé à aller mieux.
J’ai écrit une lettre à l’interniste et au professeur de médecine interne.
L’interniste m’a renvoyé voir le professeur de médecine interne.
Le professeur de médecine interne a dit que les résultats d’examens n’étaient pas concluant.
J’ai dit que les résultats d’examens étaient concluants.
Il a pas insisté.
J’ai pas insisté.
Il a dit que je faisais une dépression.
J’ai dit que je ne faisais pas de dépression.
Il m’a pas cru.
Je l’ai pas cru.
Il n’a pas répondu à ma lettre.
Il a prescrit un examen. C’était pas concluant.
Il a prescrit une augmentation du méthotrexate. J’ai commencé à aller beaucoup mieux.
Il a prescrit des antidépresseurs. Je les ai pas pris. J’ai pris rendez-vous chez un psy.
Le psy a dit que je ne faisais pas de dépression.
L’interniste m’a fait comprendre qu’elle ne voulait plus me revoir.
Je me suis accroché, j’ai continué à aller la voir.
On a baissé les corticoïdes. J’ai commencé à aller plus mal.

Bref, J’ai une sarcoïdose.

Exercice de style à la manière de Bref. (attention certains passages sont un peu trash, l’esprit de canal quoi…). J’ai fait un peu plus long que le format d’origine mais je pense que ça aurait été moins bien coupé en deux épisodes.

Je ne sais pas si c’est rigolo à lire, en tout cas c’est rigolo à écrire et ce n’est pas inintéressant. Il est possible par ce biais de faire ressortir des éléments récurrents qui ne sont pas évidents à mettre en évidence autrement : les médecins qui baissent les bras les uns après les autres, l’aspect très mécanique des alternances d’amélioration et de détérioration de mon état en fonction des modifications de traitement, les médecins qui renvoient vers les psys sans raison lorsqu’il font face à une fatigue importante alors que les examens ne sont pas concluants…. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire de faire de longues phrases pour dire quelque chose d’intéressant.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:17

J’ai pu mesurer avant-hier l’effet des corticoïdes sur organisme. La moindre petite contrariété génère un stress et un énervement démesuré !

 

Au départ le problème vient d’un graveur de dvd avec disque dur (la version moderne du magnétoscope) acheté à la fnac il y a 3 ans. Comme je n’avais qu’une confiance limitée dans la marque pour ce type de produit, j’ai souscrit une extension de garantie moyennant une augmentation du prix de 17%. Le graveur est tombé une première fois en panne ce qui a nécessité le remplacement du disque dur avec pour conséquence la perte des films enregistrés et plusieurs semaines de délais mais il a fonctionné à nouveau pendant quelque temps.

 

Depuis quelques mois, il lui arrivait de se bloquer complètement ce qui nécessitait de débrancher l’appareil et de le rebrancher – pas top mais comme c’était pas trop fréquent et qu’il n’y a pas de fnac à proximité de mon nouveau domicile j’ai attendu un peu avant de le ramener au SAV. Suite à un deuxième déménagement en septembre, il est devenu impossible régler les chaînes, le tuner ne trouvant aucun signal (alors que la TV et mon vieux magnétoscopes n’avaient aucun problème pour le faire) et les blocages sont devenu si fréquents qu’il était impossible de lire le contenu du disque dur. J’ai profité des fête de noël pour déposer l’engin chez mes parent en chargeant mon père de faire les démarches que j’aurai eu du mal à effectuer moi-même auprès de la fnac. Il a donc déposé l’appareil une première fois sans que la fnac ne fasse de remarques. Quelques jours plus tard il reçoit un mail indiquant que l’engin est disponible. Il retourne donc à la fnac pour s’entendre dire qu’il manquait la télécommande et qu’il faut qu’il reprenne l’appareil (et hop, un dossier clos facilement pour améliorer les stats). Ils auraient pu s’en apercevoir au moment du dépôt ou le préciser dans leur mail ça aurait fait gagner du temps et évité de se déplacer pour rien ! Ils prétendent également qu’ils nous ont prévenu par téléphone sur un numéro de portable, une dame ayant répondu qu’on allait la ramener. Vu qu’on n’a pas fourni de numéro de portable (puisque mon père n’en a pas) et qu’aucun de nous n’a reçu de coup de téléphone, je ne vois pas d’où ils sortent ça, mais bon, le mal était fait, mon père a rembarqué l’appareil. Il revient donc avec l’appareil et la télécommande que je lui ai fourni entre-temps quelques jours plus tard (on a déjà perdu 3 semaines !).  On reçoit dans la foulée le courrier ci-dessous daté de 5 jours après le dépôt. Il me semble que c’est très rapide comme diagnostique, même pas le temps d’un aller-retour chez le fournisseur. A mon avis, ça a été tout simple : la fnac a constaté le disfonctionnement (d’où le besoin de télécommande) a téléphoné à Packard-Bell qui a purement et simplement indiqué qu’il n’assurait pas la maintenance de ce type d’appareil.

 

FNAC

Le moins qu’on puisse dire c’est que le courrier n’est pas explicite. Le montant de la note de crédit n’est pas mentionné et la mention manuscrite de la vétusté ambiguë. En plus je ne vois pas pourquoi leur offre est limitée dans le temps, vu que je n’ai pas de fnac à proximité c’est un peu contraignant pour moi. J’ai donc appelé le numéro indiqué sur l’en-tête. La jeune femme au bout du fil m’a alors expliqué que le montant de la note de crédit correspond au prix de l’appareil diminué de la vétusté soit 71 % de la valeur initiale de l’appareil. Donc en clair comme ce type d’appareil n’a quasiment pas diminué de valeur depuis, j’ai clairement l’impression d’être la victime d’un jeu de dupes : pile (si l’appareil ne tombe pas en panne) la fnac gagne (ils empoche les 17% d’extension de garantie sans rien faire), face (s’il tombe en panne) je pers (je suis obligé de repayer un tiers du prix). J’explique à la jeune femme que cela ne me convient pas, qu’il est hors de question que je paye quoi que ce soit vu que c’est eux qui ne peuvent pas faire face à leurs engagements. Elle argue que j’aurai un matériel neuf, que les prix ont baissé, que les performances sont meilleures… Tout ceci est vrai (enfin de façon très marginale pour le prix) sauf que ce n’est pas le problème, moi je veux simplement un appareil qui fonctionne sans que cela ne me coûte quoi que ce soit. Elle me répond qu’il faut voir avec son responsable et me donne son nom, le numéro de sa ligne directe et le fait qu’il ne sera là que le lendemain.

 

En raccrochant j’étais vraiment très énervé (merci les corticoïdes) et il a fallu pas mal de temps pour que j’arrive à me calmer un peu. Du coup j’ai fait quelques recherches sur le net où j’ai trouvé quelques récits similaire montrant que la fnac est coutumière du fait. J’ai également trouvé les articles du code civil relatifs à ce type de problème, en particulier l’article 1644 ce qui s’avérera très utile.

 

Je téléphone donc le lendemain au responsable en question que j’ai beaucoup de mal à joindre le numéro indiqué sonnant dans le vide… A la 6 ou 7 ème tentative il répond enfin. Je lui explique le problème est demande un remboursement du prix de l’article. Il me répond que ce n’est pas possible, maintient la proposition de note de crédit. Je l’interrompt en lui demandant s’il connaît l’article 1644 du code civil. Il répond oui sans l’ombre d’une hésitation. Je réitère ma demande vu que c’est ce qui est prévu par cet article et là le discours change complètement : il n’est plus du tout question de note de crédit ou de vétusté mais il s’agit de me convaincre d’accepter en remplacement un appareil équivalent de mon choix, il ira même jusqu’à évoquer un appareil dont la valeur actuelle est supérieure à celle de l’appareil acheté initialement. Comme je ne suis pas en état de me battre pour ce genre de choses et que j’ai réellement besoin de cet appareil (il m’est difficile de regarder la TV en direct, pas plus tard qu’hier je me suis endormi devant Dr House !), j’ai fini par accepter en prenant un appareil de valeur exactement identique à celui initial.

 

Conclusions :

 

1/ J’ai vraiment l’impression que la fnac cherche systématiquement dans ce cas de figure à gruger ses client en leur proposant une note de crédit de valeur inférieure à la valeur initial de l’appareil et il me semble (mais je peux me tromper, je ne suis pas juriste) que c’est en contradiction avec la loi.

 

2/ La fnac fait ça sciemment puisque le responsable a avoué sans l’ombre d’une hésitation qu’il connaît l’article du code civil concernant ce type de problème, article qui prévoit la restitution intégrale du prix de l’appareil et que son discours a complètement changé lorsqu’il a compris que je connaissait mes droits.

 

3/ Je soupçonne que le courrier que j’ai reçu est rédigé exprès de manière peu explicite et vague pour ne pas donner prise à des poursuites judiciaires.

 

4/ Dans une bonne parti des cas, le client est satisfait car la baisse des prix des appareil électronique compense la réduction de l’indemnisation proposée mais pas dans tous et quand ce n’est pas le cas, je suis sur qu’une bonne partie des clients acceptent de repayer une partie du prix car ils ignorent la loi.

 

5/ Comme je suppose beaucoup de monde, j’ai finalement accepté de transiger car je n’étais pas en état de me battre et une procédure judiciaire est longue, coûteuse et aléatoire pour un non-juriste, il est donc peu probable que leur comportement évolue…

 

6/ Il est peu probable que ma carte d’adhérent fnac resserve dans un futur proche.

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 10:43

De vendredi à dimanche ça n’allait vraiment pas, comme une rechute avec réapparition de tous les symptômes : augmentation très significative du sommeil (2 à 3 heures de sieste dans la journée en plus d’une grosse nuit normale), acouphène très marqué, production importante d’humeur très irritante au niveau des yeux, sensation bizarre au niveau de la nuque (adénopathies ?), maux de tête, très grande fatigue, nez obstrué et légèrement douloureux, douleurs articulaires…

 

Le problème c’est que cette fois-ci je ne vois pas de cause : pas de baisse des doses de corticoïdes, pas de symptôme viral… Du coup ça me met un doute sur l’efficacité du traitement qui dure tout de même depuis près de 5 mois. Depuis hier ça va un peu mieux mais c’est pas encore la forme, l’acouphène en particulier fait de la résistance…

 

Sinon on a eu une petite frayeur concernant H1N1 : Ma fille a eu brusquement de la fièvre dans la nuit de samedi à dimanche (39) avec un peu de toux… Le lendemain ça allait un peu mieux au niveau fièvre même si elle était très fatiguée. Diagnostique du pédiatre lundi : une petite trachéite saisonnière sans gravité. On a quand même mis en place une quarantaine pour moi pour éviter que je ne l’attrape et je pense qu’on va la maintenir tant que ma fille et ma femme ne sont pas protégées par le vaccin contre H1N1 vu que les personnes qui l’attrapent sont contagieuses 24h avant les premiers symptômes. C’est vraiment pas drôle à vivre d’être ainsi tenu à distance de ceux qu’on aime mais compte tenu de leurs mode de vie (école, travail en milieu hospitalier), de la flambée de l’épidémie de H1N1, de la sarcoïdose et des doses de corticoïdes que j’ai, il faut mieux éviter de prendre des risques.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:24

C’est confirmé, les efforts physiques importants sont à bannir. Ce week-end j’étais extrêmement énervé car la Sécu a brusquement interrompu le versement de mes indemnités journalières. Ils l’ont fait comme ça, brusquement sans préavis et sous prétexte que mon médecin n’a pas répondu à l’un de leurs courriers. J’ai donc été privé de mon principal moyen de subsistance (ce qui permet de chauffer la maison familiale ou d’acheter le lait des biberons de ma fille) du fait de la négligence d’un tiers dont je n’avais même pas été informé. Tout semble être rentré dans l’ordre depuis mais compte tenu des effets des corticoïdes, je n’ai pas décoléré pendant 24 heures. Du coup je me suis un peu trop agité avec mon taille-haies samedi (enfin dans la mesure de mes capacités physique, ça reste très limité par rapport à ce que pourrait faire une personne en bonne santé) et la sanction a été immédiate : Le lendemain a été catastrophique avec retour en force des symptômes neuropsychiques (dépression, acouphène, maux de tête) et des douleurs articulaires. Il faut donc vraiment faire très attention et que je trouve une activité physique moins violente… ou que je trouve un moyen de la pratiquer de façon moins intense pour le peu qu’il me reste à faire (depuis deux mois que ça dure cette histoire de haies, il est temps d’en finir !).


A noter aussi, après de nombreux épisodes d’aboulie, j’ai connu hier l’inverse : j’avais envi de tout entreprendre, de faire plein de choses… sauf que bien sûr le corps et la capacité de concentration ne suivaient pas ! Très étrange et assez pénible à vivre finalement lorsqu’on est très fatigué physiquement.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 07:35

Ma femme a une angine et ma fille et moi avons une gastro. Bon pour ma fille et moi c’est pas trop sévère, c'est pas la gastro où vous ne pouvez pas vous éloigner des toilettes de plus de 3 mètres, gardez une bassine en permanence à portée de main et où même l’ingestion des médicaments pose problème. Non juste une petite gastro sympa qui fatigue un peu et vous réveille la nuit (pour ma fille). Le seul problème pour moi c’est que une fois de plus ça réactive la sarcoïdose et j’ai donc perdu depuis 3 jours (la durée d’incubation) le peu d’autonomie qu’il me restait. Le moral en prend un sacré coup quand même. Reste plus qu’à être patient et attendre que cela passe, comme pour la rhino-machin-chose de début octobre.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 09:15

C’est confirmé, les effets secondaires des corticoïdes sont de retour alors que je ne les avaient plus ressentis depuis la dernière tentative de baisse des doses qui s'était traduite par une rechute immédiate il y a plus d’un mois. Concrètement ça se traduit par :

  • Une sensation de faim accrue (attention à la prise de poids !),
  • Fébrilité, irritabilité, troubles de l’humeur,
  • Insomnies : je me suis retrouvé avec les yeux grands ouverts à 4h du matin – pas cool !

 

Enfin, au moins j’ai un peu plus la pêche et c’est moins pénible à vivre pour moi que les symptômes dépressifs de la sarcoïdose.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 16:03

Enfin je me sens un peu mieux et j’ai pu reprendre un peu (faut relativiser, la sarcoïdose est toujours là) d’activité physique après presque 10 jours d’arrêt total. C’est incroyable le bien que ça fait au moral ! C’est là qu’on voit à quel point la sarcoïdose et son traitement a un impact général sur l’état général : un petit virus anodin m’a complètement mis ko pendant 10 jours !

 

Du coup l’érythème noueux sur le front a nettement régressé. C’est finalement bien pratique, ça fait comme un baromètre de mon état général affiché sur mon visage .
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 09:32
Je commence à me remettre de la virose: je tousse moins mais par contre ça a réactivé la sarcoïdose et il semble que le foie me joue encore des tours... ça n'aide pas à lutter contre la fatigue.
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 16:48
C'est pas la grippe H1N1 mais toute la famille a attrappé un sale virus: Ma fille avait une forte fièvre hier et était ko, ma femme n'est pas super en forme et n'arrête pas de tousser. Quand à moi, je tousse un peu mais surtout je n'arrête pas de dormir tellement je suis crevé: grosse nuit + sieste le matin et l'après-midi. Je suppose que ça fait partie des joies des rentrées à l'école primaire .
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