Inconditionnels de chanteuses québécoise ou de grindcore à chant hurlé (oui, je sais c’est un pléonasme) passez votre chemin. The Delano Orchestra joue plutôt sur le registre de la retenue et de
l’intimisme avec chant susurré et arpèges ciselés. Les fans de Sparklehose seront en terrain connus. Bref un bon album apaisant pour pas se prendre la tête quand ça va pas fort.
Ce qu’il y a de bien avec les médiathèque c’est qu’on peut y découvrir après coup des groupes dont le nom vous dis quelque chose sans qu’on ait jamais pris le temps de vraiment voir ce à quoi ça
correspond. En général on est déçu mais quelque fois on s’aperçoit qu’on était complètement passé à coté d’un groupe ou un artiste vraiment intéressant. C’est ce qui m’est arrivé par exemple avec
Jeff Buckley que j’ai découvert peu avant sa mort mais bien après la parution de Grace. C’est ce qui m’est arrivé tout récemment pour Badly Drawn Boy et l’album One plus one is one. Bonne pioche
pour ce chanteur pop intimiste qui varie les instrumentations et délivre des chansons douces et aérées. La seule référence qui me vient à l’esprit c’est les Nits, l’un de mes groupes favoris dans
ce genre il y a quelques années. Surtout ne pas se fier à la pochette particulièrement hideuse… à moins que ce ne soit du second degré !
J’ai découvert récemment le deuxième album déjà ancien de Jack the ripper « Ladies First » et je suis littéralement resté scotché. Je crois que pendant au moins quinze jours je n’ai
quasiment écouté que ça. C’est difficile à définir même si on peut identifier quelques liens de parentés : Nick Cave, les Hurleurs (pour les rares personnes qui connaissent ce petit groupe
aujourd’hui disparu qui reste dans mes favoris) ou par moment les meilleurs morceaux des Sisters of Mercy avant qu’ils n’ajoutent de grosses guitares à leur son. On est donc clairement dans le
registre de la mélancolie mais c’est contrebalancé chez Jack the ripper par une certaines douceur et une ironie qui évitent la déprime quasi garantie sur facture des précédents. Comme chez les
Hurleurs, je reste émerveillé par la richesse et l’originalité des orchestrations, ça change de la chanson française habituelle.
Spéciale dédicace à Frank pour le morceau n°5 de l’album .