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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 09:47

 

Cette hospitalisation a donc été une longue et douloureuse galère, une suite de ratés incroyables dont je tire les conclusions suivantes :

  • Une bonne partie du problème est lié au timing : C'était le début des vacances ce qui implique un changement d'interne, le problème de syndrome post-PL est tombé juste au début du week-end, les internes du service étaient de garde ce qui a impliqué l'intervention de 4 internes différents en moins d'une semaine. C'est pas l'idéal pour un bon suivi du dossier, chaque interne ayant tendance à se dire qu'il traitait uniquement l'urgence et laissant aux suivants la prise en charge de fond du problème. C'est principalement pour cela qu'il aura fallu attendre 5 jours pour me faire le blood patch qui sinon il peut se faire dans les 48 heures suivant la PL.

  • La supervision par les médecins seniors m'a semblé pour le moins légère et il me semble que tout à commencé à aller mieux le mardi lorsqu'un médecin senior a semblé reprendre les choses en main.

  • Les internes font des bêtises d'interne. C'est normal, c'est à ça que sert l'internat, car on n'a pas encore trouvé de moyen d'apprendre sans faire d'erreur. C'est pour ça qu'en principe ils sont supervisés par des séniors. Les principales bêtises d'interne :

    • Faire sortir un patient en pleine crise de syndrome post PL alors qu'il habite à plus de 400 km de l'hôpital.

    • Commander un simple fauteuil roulant pour le transport d'un patient soufrant de maux de tête violent dès qu'il se redresse.

    • Supprimer des prescriptions sans motivation réelle : non seulement le méthotrexate avait disparu des prescriptions mais on m'avait aussi supprimé le diffuK sous prétexte que les analyses de potassium sont normales... Sauf que si les analyses étaient normales, c'est peut-être justement parce que j'avais du diffuK au moment où on me les a faites et en tout cas, j'ai beaucoup moins de crampes depuis que j'en ai donc avant de le supprimer il aurait peut-être fallu m'en parler (ou en parler à LaSuperSpécialisteDeNeurosarcoïdose).

    • Faire du zèle sur la quantité de sang injecté pour le blood patch.

    • Ne pas s'assurer que ses prescriptions sont faites en temps et en heure et sont bien compréhensibles pour le reste de l'équipe.

    • Face à un patient sortant faisant état de douleurs importantes, prescrire un antalgique sans se préoccuper d'en faire délivrer par l'infirmière avant la sortie : le patient ne pourra pas forcément se rendre dans une pharmacie dans les cinq minutes qui suivent sa sortie, sans compter qu'il peut facilement passer une demi-heure au bureau des entrées pour faire sa sortie.

 

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Published by xstoffr - dans Sarcoïdose
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