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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 12:07

Suite de la série de grands spécialistes avec cette fois-ci au menu la neurologie pour la consultation de mardi dernier.

 

J’avais préparé un résumé écrit décrivant de manière chronologique les principaux éléments concernant ma sarcoïdose et les troubles neuropsychiques. Le début de la consultation a donc consisté à la prise de connaissance de ces éléments par le neurologue et la réponse à ses questions en particulier sur la période où j’ai été suivi par un psychiatre avant que le diagnostique ne soit posé. Sans surprise il a ensuite voulu consulter les examens spécifiques à son domaine : rapport d’analyse de la biopsie du ganglion pour s’assurer de la validité du diagnostique de sarcoïdose puis les deux IRM du cerveau (le deuxième ayant été réalisé pour avoir une vision plus détaillée de l’hypophyse). Mes réponses à quelques questions précises ont ensuite eu l’air de le convaincre que la dépression ne semblait pas une bonne piste pour expliquer les symptômes neuropsychiques. Quelques exemples concrets l’ont semble-t-il convaincu de la réalité de l’aboulie (délai pour envoyer le premier arrêt de travail, blocage lors de courses au supermarché…) et de la pertinence de ce terme alors que le terme de dépression que j’ai parfois employé dans d’autres circonstances ne semble à postériori pas adapté compte tenu de l’absences de symptômes majeurs de dépression (tristesse, angoisse, image dégradée de soi, repli sur soi…). Je retiens également comme lors de la visite avec l’interniste qu’il faut être extrêmement prudent dans l’emploi de termes spécifiquement médicaux et se borner à ceux dont on est sur et se contenter de description avec du vocabulaire de tous les jours pour décrire les symptômes qui n’ont pas été qualifiés pas un professionnel. En ce qui concerne les troubles neuropsychiques, ce n’est pas toujours très facile surtout si on ne dispose pas de beaucoup de temps comme lors de la consultation chez le pneumologue.

 

Un examen a été ensuite réalisé pour vérifier mon équilibre, la coordination, les reflexes, les sensation de piqure, de sensibilité au froid et de aux vibrations en plusieurs endroit du corps. De ce coté tout va bien, du moins au moment de l’examen.

 

En conclusion, il n’est pas sûr que les symptômes neuropsychiques soient imputables à une neuro-sarcoïdose et le seul moyen de s’en assurer c’est d’effectuer une ponction lombaire qui devrait donner des éléments même avec le traitement par corticoïdes. Des tests neuropsychiques permettront également de mieux cerner les problèmes. Ces deux examens doivent être réalisés lors d’une hospitalisation à programmer prochainement. Au niveau des autres hypothèses qui ont été évoquées, il est possible que les troubles neuropsychiques ne soient que la conséquence de la fatigue constituant ainsi un épiphénomène. Une troisième hypothèse serait une forme de troubles bipolaires qui pourraient expliquer les variations brutales que j’ai observé. Cette dernière hypothèse me semble personnellement la moins probable compte tenu de la corrélation des troubles neuropsychique avec les autres symptômes en particulier les douleurs articulaires et la corrélation avec les variation du traitement par corticoïdes.

 

Affaire à suivre donc, en espérant qu’effectivement le délai pour l’hospitalisation ne soit pas trop long.

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Published by xstoffr - dans Sarcoïdose
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